8. Die Monarchie. 153
nären persönlich befreundete Amerikaner Thomas Payne die Erbmonarchie
an, mit gewandter Dialectik und kalter Ironie, wobei die Bezugnahme auf
factische Verhältnisse und die Vorliebe für die damals noch jungfräuliche Po⸗
litik der Vereinigten Staaten dem Raisonnement einen objectiven Gehalt ver—
leihen, welcher den Vorwurf hohler Ideologie oder Declamation ausschließt“).
Als Specimen der Vehemenz dieser Philippika gegen die Monarchie können
folgende Stellen dienen:
Partie II. Chap. 2. »De l'origine des andiens ßgouverne—
mens actuels. . . . Ces Bandes de hrigands ayant partagé le monde et
Payant diviseé en Etats commencerent à se quereller entr'eux . . . A mesure
 que le temps étendit son voile sur leur origine, leurs successeurs
prirent un nouvel extérieur; mais leurs principes et leurs ohjets furent
—DVVV
doux de revenu ou d'impôt. Que pouvait-on attendre de gouvernemens
qui avaient ainsi commencé. Ihn'y a pas dans de pareils gouvernemens
une seule tige, sur laquelle on puisse greffer une réforme.«
Chap. 3. ... »Tout gouvernement héréditaire est par sa nature une
tyrannie. Une couronne ou un trône béréditaire n's point d'autre signifcation
 si non que le genre humain est une propriéèté qui se peut hériter.
EHeriter un gouvernement c'est hériter les peuples comme si c'etaient des
troupeaux de bestiaux.« . . .. »Si l'on me demande, dit labhé Sieyes,
quelle est mon opinion par rapport au droit héréditaire, je réponds sans
hésiter, qu'en bonne théorie une transmission héréditaire de pouvoir ou
de places ne saurait jamais s'accorder aveo les lois d'une véritable repré—
sentation. Lhérédilé est en ce sens autant un attentat contre le principe
qu'un outrage de la sociéte; mais examinant l'histoire de toutes les
monarchies et de toutes les principautés électives, en existe-t-ollo une
dans laquelle le mode d'élection ne soit pas pire que la succession hé—
réditaire?« » Discuter, ajoute Payne, quelle est la pire c'est admettre
que toutes les deux sont mauvaises et en cela nous sommes d'accord. ...
a succession hôréditaire est une plaisanterie sur la monarehie; elle la
bplace sous le point de vue le plus ridicule en la représentant comme un
poste qu'un enfant ou un imbécille peut remplir .... Burke considère
les hommes comme des bestiaux, qu'il faut gouverner par le fraude, par
des représentations et par du hrillant; et selon lui une idole ferait une
aussi honne figure pour une monarchie qu'un homme. .... Quoique la
2omparaison entre la monarchie héréditaire et la monarchieè élective, faite

*) Wir haben vor uns die vom Verfasser approbirte franzoͤsische Uebersetzung der Droits
de Phomme. 2. vol. 8. Paris 1791