334 Die formale Politikoder Verfassungslehre.
munes, pour leurs bois les maires n'ont pas le droit de s'en occuper; une
administration embrassant la France entière est chargée de les administrer
 soule. — On ne peut étahblir une usine, un bharrage, exploiter une
mine, faire des réôglemens sur la houcherie, sur la vento et la distribu-—
tion des eaux des fontaines et riviôres, sur les alignemens et desseche—
mens, former des sociétés anonymes, entreprises d'assurance et de ton-—
lines, faire un don à des établissemoens publios, sans que le conseil d'élat
Sꝰ'en occupe et que le gouvernement prononce. — 8S 1. Pour rendre ceite
centralisation praticable il aà fallu diviser tous les fonctionnaires par carrières,
 ou chacun fait une seule chose et jamais une autre. On est toute
sa vie membre d'une administration P. e. des contributions directes ou
des postes ou des foréêts ele. Le principe de la division du travail a été
appliqué à la grande exploitation de la Franco. Chacun devient un des
rouages de la machine. Ces fonctionnaires ne voient les hommes et les
choses, que d'un seul point de vue; convaincus, qu'il est impossible
de saire autrement et mieux ce qu'ils ont toujours fait. Avec eux la
routine est souveraine, la destruction des ahus impossihle. La centralisalion
 veut de Paris diriger tous ces fonctionnaires, savoir tout ce quꝰils
font; olle les tient continuellement à la lisiore mê me ceux de l'ordre le
plus élevé.... Elle les accoutume à n'avoir pas une volonté, à recevoir
loujours Pimpulsion d'enhaut. Si ils ne regoivent l'ordre de Paris ils ne
savent quel parti prendre; dans les occasions difficiles livres à eux⸗
mémes ils ressemblent à l'aveugle privé de son guide. S'ils reçoivent un
ↄrdre quel qu'il soit, ils 'exéouleni sans scrupule. Mais sans volonté deant
 le pouvoir central, ils font souvent sentir aux particuliers et aux
communes leur puissance tracassière, puisqu'ils ne peuvent éêtre poursuivis
 devant les tribunaux qu'aveo Pautorisation du Conseil d'élat.
L'administration centrale voulant règler les affaires de la moindre communse
 est la plus paperassière qu'il y ait au monde. Chaque prélsecture,
chaque ministère est encombré. Il faut dans chaque préfecture une compagnie
 de commis et dans chaque ministère un corps d'armée. Le proéfet
accahlé sous le détail n'a pas le temps de s'ocouper sérieusement des
grandes améliorations. Les commis sans rosponsabililé, dont la vue ne
s'étend au delà de leur hureau, prennent cependant une grande inssuence
sur les affaires. Au ministère c'est encore pis. Le temps employé à 6conduire
 les sollicitours à signer des papiers, qu'il est dans l'impossibilité de
lire, Pabsorhent et lui dlent le possihilité de s'occuper des grandes me—
sures et de faire des études sérieuses pour la réforme des institutions
mauvaises. Le ministre devient une machine à sisner. Il reégne et les
commis gouvernent.