et les chiffres de la production sont en régression notable. En ce
qui concerne nos échanges avec l’étranger, les barrières dont
s’entourent les pays avec lesquels nous sommes en relations, de
même que les entraves apportées à la circulation des devises,
ont eu comme résultat un très fort recul de nos exportations.

Les ,,ciseaux agraires“
Au cours de l’année 1932, la crise des changes, les restrictions
 apportées aux transactions en devises, les obstacles mis aux
exportations, les contingents établis par les pays étrangers et,
en général, toutes les difficultés rencontrées par les ventes n’ont
fait qu’accentuer la crise dont souffre l’agriculture. La situation
n’a guère été améliorée par le nouveau décret sur la récolte publié
le 26 juin, et tendant à maintenir le système des bulletins de
céréales ,,Boletta‘, bien que ce décret, outre la prime accordée
à la production de céréales, ait envisagé aussi une certaine remise
d'impôts, en ce sens que l’impôt foncier d’Etat venant à échéance
au cours du prochain exercice budgétaire et dû par des propriétaires
 fonciers dont le revenu cadastral des terres sises sur le
territoire d’une commune n’excède pas 116 pengôs sera réglé
par un ,fonds agricole“ à créer aux termes du décret. La législation
 n’a pas perdu de vue la petite propriété pas plus que les
viticulteurs dont la situation est particulièrement difficile et elle
les-a dispensés de l’impôt foncier, faisant ainsi disparaître le caractère
 unilatéral du bulletin de céréales qui auparavant n’accordait
une aide qu’aux agriculteurs produisant du froment. Malgré tout
cela, la situation de l’agriculture a empiré du fait que la formation
 défavorable des prix des produits agricoles eut comme conséquence
 un ‘accroissement de l’écart entre les prix des produits
agricoles et ceux des produits industriels.
En raison de ce qui vient d’être énoncé, la capacité d’achat
de l’agriculture, — une des branches les plus importantes de
l’économie hongroise, — a diminué à nouveau dans une forte
mesure. Le fléchissement des prix, qui a eu son point de départ
sur les marchés étrangers, s’est fait sentir pendant toute l’année.
Les ,,ciseaux agraires‘“ faisant ressortir le pouvoir d'achat de
l’agriculture ent accusé le plus fort écartement pendant le dernier
 mois de l’année. Par centre les prix des produits industriels
se sont maintenus à un niveau assez satisfaisant. En Hongrie le
déclin des prix a débuté en avril et, à part une reprise passagère
et sans importance, en septembre, s’est maintenu jusqu’à la fin
de l’année. Le recul des prix a, bien entendu, atteint très durement
 les produits agricoles. L'indice faisant ressortir les oscilla-