tions de prix des produits agricoles est tombé de 21 points jusqu’à
 la fin de l’année, atteignant ainsi le niveau le plus bas enregistré
 jusqu'ici. Par contre, les autres indices industriels ont fléchi
en tout de 11 points jusqu’à la fin de l’année. L'indice des produits
 agricoles, comparaison faite avec celui des produits industriels,
 se présente donc sous un jour assez défavorable. L'écartement
 des ciseaux agraires avait atteint 28,5 points et ceux-ci
accusaient en fin d’année le chiffre de 63,6. La disparité entre
le niveau des prix des produits agricoles et celui des produits
industriels était alors de 37,4 points.
Au cours des dernières années, on a enregistré dans les variations
 de prix des produits agricoles de fortes différences, et c'est
à cela que l’on doit attribuer le fait que les surfaces ensemencées
en froment, orge, avoine et betteraves ont légèrement diminué.
Pour ce qui est des betteraves, c’est surtout le contingentement
de la production de sucre qui est la cause du recul enregistré.
La régression la plus forte est relevée, bien entendu, dans les
ensemencements de froment, et le résultat en fut une diminution
de récolte de près de 4 millions de quintaux de froment. Comparaison
faite avec la récolte record de 1928, — 27 millions de quintaux
de froment, — la diminution représente plus de 11 millions de
quintaux. Ceci doit être attribué au fait que les possibilités d’exportation
 sont très réduites et que la concurrence des pays d’outremer
 est toujours plus forte.
Parmi les principaux produits agricoles, on enregistre une
augmentation dans la superficie ensemencée de seigle, maïs et
pommes de terre, d’où il résulte naturellement ‘un accroissement
des quantités récoltées; cet accroissement se chiffre pour les
pommes de terre par 2,4 millions de quintaux. La récolte de maïs
a atteint son maximum, l’année dernière, avec 24,4 millions de
quintaux, én augmentation de 9,2 millions de quintaux sur l’année
précédente ; il s’ensuivit naturéllement un fort fléchissement
des prix qui tombèrent de 18 pengôs en juin à 6,2 pengôs à la
fin de l’année. Pour ce qui est du froment, la récolte fut influencée
non seulement par la diminution des superficies ensemencées,
mais encore par le fléchissement du rendement à l’hectare, la
récolte moyenne enregistrant, en 1932, un recul de 2,1 quintaux
par rapport à 1931. Parmi les autres principaux produits agricoles,
la récolte moyenne de seigle a augmenté de 3,7 quintaux pour
passer à 12,9 quintaux, celle d’avoine de 4,2 quintaux pour atteindre
12,2 et celle de maïs de 2,1 quintaux pour se chiffrer par 20,9
quintaux. On relève également une forte avance dans le rendement
moyen -de la récolte de betteraves à sucre qui, par rapport à l’année
précédente, à augmenté de 14,2 quintaux.