Nos importations de 1932 n’atteignirent que 335,3 millions de
pengôs contre 539,4 millions en 1931, Par rapport à 1931, la
régression des importations se chiffre en valeur par 204,1 millions
de pengôs, soit 37,8%. Comparaison faite avec 1929, — année
de la prospérité industrielle, — la valeur des importations de 1932
accuse une diminution de 728,8 millions de pengôs, soit 68,9%.
Les exportations de l’année dernière font ressortir une régression
très notable non seulement en quantité mais aussi en valeur ;
celle-ci dépassa à peine 330 millions de pengôs et resta inférieure
de 240 millions — soit de 44,4% — à celle de l’année précédente.
Si l’on oppose ces chiffres à ceux de 1929, les exportations accusent
 un recul de 708,1 millions de pengôs (68,2%). La balance de
notre commerce extérieur a clôturé avec un solde actif de 31 millions
de pengôs en 1931. L'ensemble des transactions commerciales,
au cours de l’année, n’a fait que 665,7 millions de pengôs, soit
donc une moins-value de 448 millions par rapport à 1931 et un
recul de 1.430 millions par rapport à 1929,
Le fléchissement de nos exportations atteignit en premier
lieu et très fortement notre agriculture. Par suite de la fermeture
des débouchés, nous n’avons pu maintenir nos exportations à
un certain niveau qu’en faisant de grands sacrifices sur les prix.
Parmi les articles industriels exportés, on enregistre un fléchissement
 sensible uniquement dans les fourrures travaillées, Nos
exportations de charbon se tinrent pour ainsi dire au niveau de
l’année précédente, tant en quantité qu’en valeur. Pour ce qui
est de nos exportations de wagons de chemins de fer, elles font
ressortir une certaine augmentation, en valeur, par rapport à 1931.

Rythme de la production
Le resserrement considérable des importations permet de
se rendre compte clairement du développement de la production.
La consommation de coke industriel subit une régression de 30%,
quant à la quantité de charbon consommé, elle est de 15,4%
inférieure à celle de 1931. Les statistiques permettant d’apprécier
la diminution de la consommation montrent que le recul de celle-ci
n’est pas proportionné au fléchissement de la production.
La consommation de sucre ne diminua en tout que de 10,3 %
et n’accuse qu’un recul de 17,7% même en comparaison avec
1929 qui fut, pour cette industrie, une très bonne année; par
contre, notre production de sucre a diminué de 17,7% par rapport
à 1931, et de 59,5% par rapport à la production maximum de 1929.
Pour juger la situation de la production hongroise, il importe
de présenter, en premier lieu, les données concernant la production