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de minerai de fer, de mâchefer, de fer d’affinage et de charbon.
La production de minerai de fer et celle de mâchefer est tombée,
en 1932, à son niveau le plus bas, et même au cours du dernier
mois de l'année, la production ne s’est pas relevée. La production,
pour l’ensemble de l’année, accuse un fléchissement de 32,3%,
par rapport à l’année précédente, et un recul de 79,1% par rapport
à 1929, année de la haute conjoncture industrielle. De même,
la production de fer d’affinage est tombée à son point le plus bas
en 1932. Dans cet article, le fléchissement de la production est
encore beaucoup plus important, étant donné qu’elle accuse une
diminution de 58,5% sur 1931 et de 82%, sur 1929.
Ce qui permet de conclure à l’aggravation de la dépression
économique et d’entrevoir l’évolution future, c’est l’amoindrissement
 des différents facteurs de la production. Dès maintenant,
dans les différentes branches de production, le rendement est
tombé à un niveau tellement bas qu’il ne saurait être question
d’une nouvelle restriction, et ceci d’autant moins que, comme
nous l'avons vu, la diminution de la consommation est loin d’être
proportionnée au fléchissement de la production, de sorte que
la fabrication d'articles de première nécessité devrait reprendre
sous peu, ce qui aurait nécessairement une influence stimulatrice
sur les autres branches. La répercusison en serait un élargissement
des possibilités de travail et partant de là, de gain.
En ce qui concerne le marché du travail, on peut constater
par ailleurs que la’ tension qui a débuté en 1929 et n’a fait que
croître d’année en année pour atteindre au mois de janvier 1932
son point culminant, est dès maintenant en régression. Si l’on
examine les statistiques de chômage publiées par les syndicats,
— chiffres ne mettant pas en évidence la totalité des chômeurs
mais qui caractérisent cependant la situation — on note que le
nombre de chômeurs inscrits atteignit son maximum au mois
de janvier avec 33.893. Au mois de décembre, 32.073 chômeurs
figuraient sur les listes, ce qui fait ressortir une diminution de
3,2% par rapport à l’année précédente.
Au cours des derniers mois de l’année, l’accroissement
saisonnier du nombre des chômeurs n’a dépassé en aucun moment
les cadres normaux des diverses périodes de l’année, ce qui permet
de conclure que, depuis le mois de janvier 1932, date marquant
le point culminant, la tendance ascendante du chômage a cessé
et que, pour l’année 1933, le marché du travail peut compter
éventuellement sur une tension moins forte.
La diminution de l’activité commerciale et de la production
industrielle ressort également des chiffres concernant le trafic
ferroviaire. Par rapport à l’année précédente, le volume de marchan-