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dises transportées par voie ferrée a diminué de 24,1%. Chiffrées
en wagons, les quantités de marchandises transportées ont diminué
de 18%. Au cours de l’année 1931, le nombre de wagons chargés
a diminué de 218.000 en chiffres ronds ; par ailleurs le nombre
de voyageurs transportés accuse une régression non moins importante,
 elle se chiffre en effet par 14,5 millions, soit 20,5% par rapport
à 1931. Les données du trafic postal font apparaître également
un notable fléchissement. Parmi les chiffres s’y référant, on peut,
à titre d’exemple, choisir le nombre de plis postaux expédiés ;
celui-ci accuse une diminution de 40,8 millions de pièces, soit une
régression d’à peu près 11% sur 1931, et de 22,6% par rapport
à 1929.

Marché financier
C’est à dessein que dans notre exposé nous avons laissé
pour la fin les données ayant trait au marché financier et au
crédit. Depuis la mise en vigueur du moratoire des transferts,
ces données n’offrent pas une image aussi nette qu'auparavant.
Tandis qu’à la fin de l’année précédente, la circulation fiduciaire
se chiffrait par 422,8 millions de pengôs, elle ne faisait plus, à
la fin de l’année 1932, que 352,7 millions, soit donc une diminution
supérieure à 70 millions de pengôs. Par contre, le portefeuilleeffets
 de la Banque Nationale s’est accru de 22 millions pour
passer à 462,9 millions. La diminution survenue au cours de
l’année 1932 dans la réserve métallique n’est pas très importante,
elle n’atteint en tout que 4,6 millions de pengôs, contre 81 millions
pour l’année précédente. Ce changement a affecté surtout l’encaisseor
 qui tomba à 96,6 millions.
L’heureux changement survenu dans les taux d’intérêt n’a
pas été d’une importance très particulière au point de vue de la
liquidité de l’argent. Le taux officiel d’escompte fut abaissé de
3,5 et ramené, en fin d'année, à 4,5%. Au cours des derniers mois
de l’année, on a payé sur les dépôts bloqués 4% et sur ceux à
vue 3%. Les dépôts d’épargne ne subirent au total qu’un fléchissement
 de 22 millions, tandis que les dépôts en comptes-courants
accusèrent une augmentation de 8 millions de pengôs en chiffres
ronds. La grande incertitude qui accompagnait la clôture provisoire
des banques, ordonnée en 1931, et qui eut comme résultat final
la fermeture de la Bourse des Valeurs de Budapest, a disparu peu
à peu. De toute façon, on doit voir une preuve du retour à une
vie économique plus normale dans le fait que le 20 septembre
on a rouvert la Bourse.
Les fluctuations des cours persistèrent, avec tendance à
la baisse et, jusqu’à la fin de l’année, l’indice du cours des titres