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sur les paiements à effectuer en or furent également prolongés.
Au même moment cependant une autre catégorie de décrets
gouvernementaux édita des stipulations en vue d’assurer l’équilibre
budgétaire ; à cet effet le taux des différents impôts fut considérablement
 relevé, tandis que les dépenses de l’État et des corps
autonomes subissaient une diminution. Bien entendu, ces mesures
ayant été prises à une époque de dépression, ne purent assurer
l’amélioration des conditions de l’économie privée. Il est également
 naturel que dans la première moitié de 1933 la crise financière
et la crise de confiance aient encore accusé une aggravation transitoire
 et ce, dans toutes les parties de l'univers ; aussi a-t-on eu
l'impression bien nette que la situation continuerait encore à
empirer.
Ce fait explique suffisamment le grand intérêt qui s’est
manifesté à l’égard de la Conférence Economique mondiale tenue
à Londres aux mois de juin et juillet, ainsi que les espoirs que
l’on nourrissait dans tous les pays sur les résultats des travaux
de cette conférence. En effet, celle-ci se proposait non seulement
d'étudier toutes les questions économiques ayant trait à la dépression,
 mais encore d’éliminer toutes les causes empêchant de sortir
de la crise et de créer une situation propice à la renaissance économique
 en atténuant la crise de confiance. Malgré cela, l’insuccès
de la Conférence de Londres fut loin d’exercer l’effet déprimant
que l’on pouvait redouter non sans raison, vu l’ajournement de
la solution à apporter aux importantes tâches qu’elle s’était
assignées. Pour la Hongrie non plus, cet insuccès ne signifiait
pas des obstacles insurmontables, bien que l’on ait fondé, sans
doute, de grands espoirs sur les accords équitables à conclure
avec les Etats créanciers et sur un réglement du service des dettes
apportant l’allégement de ces charges, Cependant les différents
pays essayèrent de combattre la crise économique et d’atténuer
ses effets en faisant appel, chacun en ce qui le concernait, à toutes
ses ressources, mais il s'agissait là d’une action isolée et sans assistance
 mutuelle, puisque la conférence elle-même avait déclaré
que ces tâches constituaient pour chaque Etat des affaires internes.
Dans la seconde moitié de 1933, l’atténuation de la crise
économique se fit sentir dans une certaine mesure, et comme
nous allons le voir dans la suite de notre étude, en plusieurs domaines
l’amélioration put être démontrée par des chiffres. Au cours de
l’année, le développement numérique de très nombreux phénomènes
 économiques atteignit et dépassa le point le plus bas. Il
est vrai que l’amélioration survenue après le tournant fut interrompue
 plus d’une fois par des rechutes, mais celles-ci ne pouvaient
plus influencer la tendance légèrement ascendante des différentes