Là

même de conjonctures économiques défavorables. Dans ces circonstances,
 tant que les heureux effets des résultats de l’économie
dirigée ne pourront se faire sentir, on ne saurait attendre une
atténuation de la crise agricole que d’influences extérieures
c’est-à-dire de l'amélioration des prix, et d’une reprise économique
générale. Malheureusement, à ce point de vue, l’année 1933 a été
encore défavorable, car dans les premiers mois de l’année les
cours des produits agricoles ont enregistré, à nouveau, un fort
recul. La restriction de la consommation, la nouvelle diminution
du pouvoir d'achat ainsi que l’abondance de la récolte ont, dans
le second semestre de l’année, exercé une influence néfaste sur
la vente des produits agricoles et sur le développement relatif
des prix.
La superficie des territoires ensemencés n’a subi en Hongrie,
au cours de l’année 1933, qu’un changement tout à fait insignifiant,
 et malgré cela le rendement des différents produits agricoles
importants a été très favorable par suite de l’abondance de la
récolte. Celle du froment fait ressortir un accroissement de 7 millions
 de quintaux par rapport à l’année précédente et de 3 millions
de quintaux par rapport à la moyenne des cinq dernières années.
L’accroissement de la récolte en pommes de terre se chiffre par
4 millions de quintaux en chiffres ronds. Celle du seigle est en
augmentation de 1,6 million de quintaux par rapport à celle
de 1932. Bien entendu, ces résultats ne pouvaient pas rester sans
effet sur l'écoulement des produits agricoles, non plus qu’en ce
qui concerne le niveau de leurs prix, déjà très bas. Néanmoins,
la récolte abondante n’a pas déterminé, au dernier trimestre de
l’année, une nouvelle chute de prix, comme pouvaient le faire
craindre la diminution du pouvoir d’achat et le rétrécissement
de la consommation.
Dans le domaine des prix du commerce de gros, on assista,
dès le mois de mars, à un nouveau déclin après l’amélioration
provisoire survenue pendant les deux premiers mois dé l’année
passée. Outre les causes provenant de la situation, ce fléchissement
 des prix est indibutablement en rapport avec l’augmentation
 des charges publiques et avec la nouvelle réduction des
émoluments des fonctionnaires publics. Il faut toutefois faire
remarquer que la chute des prix enregistrée au cours de l’année
1933 et qui prit fin au dernier trimestre de l’année ne suivit pas
un rythme aussi précipité que l’année précédente. L'indice des
prix marquant le niveau moyen des cours dé gros, calculé en
prenant pour base (100) les prix de 1913, tomba en 1932 de 17
points, pour se chiffrer par 81, et en 1933 on enregistra une nouvelle
chute de 13 points. Au mois de septembre dernier, l’indice ayant