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A cette date, 33.893 chômeurs inscrits aux syndicats grevaient
le marché du travail.
Cependant, dès 1932, il apparut que la tension du marché
de la main-d’oeuvre allait fléchir, puisque les influences d’ordre
saisonnier, après avoir été, au cours des années précédentes, très défavorablement
 influencées parle resserrement des possibilités, présentaient
 de nouveau une évolution normale. Dans la seconde moité
de 1932, on put voir clairement qu’en ce qui concerne la tension
du marché de la main-d’oeuvre, le tournant s’était réellement
produit au début de l’année et que, dès ce moment, on devait
compter, pendant plusieurs années, sur une tendance régressive
du chômage. Ce fait s'explique non seulement par la lente amélioration
 des conditions économiques et l'accélération du rythme de
la production, mais aussi, en partie, par le fait que les jeunes
gens nés pendant les années de guerre sont maintenant en âge
de gagner leur vie, mais cette génération, contrairement à celles
d’avant-guerre ou d’après-guerre, accuse, par suite du déficit
des naissances pendant la période de guerre, une diminution
importante. ‘
Au début de 1932, le nombre de chômeurs atteignit son point
maximum avec 33.893. Cependant, au mois de janvier 1933 il
n’y avait plus que 32.609 chômeurs, soit 3,8% de moins que
l’année dernière, Au cours de l’année 1933, la fluctuation saisonnière
du chômage présenta déjà un aspect tout à fait normal, d’où
l’on put tirer d’importantes conclusions sur l’amélioration de la
situation économique.
Depuis le maximum enregistré l’année dernière, une détente
rapide se produisit sur le marché de la main-d'oeuvre. La diminution
 du nombre des chômeurs enregistrés pour différents mois
dépassa de beaucoup. les cadres correspondant aux influences
saisonnières, Il devint évident que la tendance qui s’était affirmée
 jusque là était maintenant remplacée par une autre, favorable
d’ailleurs, c’est-à-dire que l’on assistait vraiment à la diminution
du chômage. La proportion de l’amélioration peut être beaucoup
mieux appréciée en comparant les points saisonniers les plus
bas relatifs à des époques ultérieures, ce qui est tout à fait compréhensible
 étant donné que, sous l'influence de l’évolution modifiée
et vu le renversement du sens de la crise, le chômage diminua
plus tard à un rythme plus rapide. Lors du niveau le plus bas
de septembre 1932, le nombre de chômeurs s’élevait à 28.882,
alors qu’en 1933, à la même époque, il ne faisait plus que 24.983,
soit une diminution de 13,5% au profit de l’année 1933, phénomène
qui ne pouvait rester sans effet sur le maximum du mois de janvier
1934, époque à laquelle le nombre des chômeurs ne dépassa guère