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28.000. L'évolution favorable du chômage, au cours de l’année
(933, compte tenu également du recul des naissances pendant
la guerre, permet de constater, sans aucun doute, que tous les
[acteurs qui depuis le milieu de l’année 1929 avaient contribué
à l'accroissement de la tension du marché de la main-d’oeuvre
ont perdu de leur force. Quant à l’avenir, tout semble indiquer
que l’état de paralysie et d’engourdissement de la vie économique
n'existe plus.

Développement favorable de la balance
du commerce extérieur
Les efforts faits par la Hongrie, depuis son exclusion du
trafic international de marchandises, en vue de participer de
nouveau à ces échanges, ont été couronnés d’un succès plus grand,
en 1933, qu’au cours de l’année précédente. Bien que l'isolement
Économique et la tendance à l’autarchie, au lieu de diminuer,
se soient accentués de part et d’autre, la Hongrie a réussi, malgré
tout, à assurer à ses produits agricoles de plus larges débouchés.
En ce qui concerne la valeur du trafic mensuel du commerce
extérieur, en 1927, le point culminant a été atteint, aux importations,
 avec 118,5 millions de pengôs et, aux exportations, à la
fin de 1928, avec 84,2 millions. Au contraire, le niveau le plus
bas a été enregistré au mois de février 1933 avec 21,6 millions
de pengôs pour l'importation et au mois de juillet 1932, avec
22,9 millions pour l'exportation. En 1933, la moyenne du trafic
mensuel se chiffrait déjà par 27,3 millions pour l'importation et
32,3 millions pour l'exportation. En ce qui concerne le premier
chiffre, il n’était que très légèrement inférieur à celui de l’année
1932 ; quant au dernier, il accusait au contraire un accroissement
de 4,8 millions de pengôs. A partir de la seconde moitié de l’année
dernière, les chiffres de l’importation mensuelle, de même que
ceux de l’exportation, ont accusé une amélioration prononcée,
et étant donné qu’une période assez longue s’est écoulée depuis
le moment où la situation s’est trouvée au point le plus bas, l’amélioration
 durable, persistant malgré de légers reculs, peut être
considérée comme un symptôme encourageant pour l'avenir.
Les résultats globaux du commerce extérieur de l’année
1933 sont également rassurants et permettent de conclure à une
amélioration. Certes, comparés au trafic maximum réalisé en 1929,
ces résultats sont encore assez modestes, mais ceci n’a rien d’extraordinaire,
 car en cette année-là, année de prospérité économique,
les importations hongroises s'étaient élevées à 1.063,5 et les exportations
 à 1.038,5 millions de pengôs. Ce n’est qu’en mettant ces
chiffres en parallèle avec les résultats de 1933 que nous obtenons

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