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35.000 quintaux. Ainsi, en 2 ans, la production mensuelle est
tombée à un dixième. Depuis l’état le plus bas relevé au cours
des derniers mois de l'année 1932, une tendance à la reprise, de
plus en plus accentuée, se fit sentir dans la production, de sorte
qu’un an après le chiffre le plus bas la production mensuelle avait
augmenté de 59.300 quintaux, soit de 169,2%. Le rythme du
relèvement s’accéléra surtout depuis le deuxième trimestre de
l’année 1933.
Les chiffres mensuels de la production de minerai de fer et
de scories de fer ont atteint leur point le plus bas au mois de mai
1932 avec 33.000 quintaux (la production mensuelle a enregistré
son niveau le plus élevé en 1929 avec 228.000 quintaux). Depuis
le point le plus bas sus-mentionné, la production s’est accrue
également dans ce domaine et une amélioration prononcée s’est
lait sentir. Au cours du dernier mois de 1933, la production mensuelle
 a dépassé 39.000 quintaux et au cours du mois précédent
la production a même dépassé 49.000 quintaux, chiffre qui représente
 le rendement le plus important relevé depuis l’avènement
de la tendance à la reprise. Cependant, la production totale pour
l’année 1933 n’a été, par suite de reculs temporaires, que de 500.200
quintaux, c’est-à-dire de 27.000 quintaux (5,1%) inférieure à
celle de l’année précédente. Ainsi, en fin de compte, la production
annuelle a enregistré en 1933 son point le plus bas. Par rapport
au point culminant réalisé en 1929 avec 251.700 quintaux, la
production totale annuelle accuse un recul de 80,5%, Le développement
 de ces deux séries de chiffres permet de voir le rythme rapide
et la mesure importante du rétrécissement de la production au
cours des années de crise. La conclusion que l’on peut tirer dé ces
faits pour l’avenir est favorable, en ce sens que, pendant la période
de dépression, la production se tenait à un niveau si bas qu’il
n’est guère possible de l’y maintenir plus longtemps. L'amélioration
observée au cours de l’année dernière témoigne également d’un
lent relèvement de la dépression pour les différentes branches
de production. Ces explications permettent également de constater
 que, dans la vie économique, les forces d’ascension commencent
 lentement à s’affirmer.
Pour ce qui est de la production sucrière, la campagne qui
vient de s’écouler a réalisé une production dépassant de 32.000
tonnes celle de 1932 qui s’était chiffrée par 103.000 tonnes. Il
ressort de ce résultat que la production sucrière a sensiblement
augmenté au cours de l’année dernière, ce qui était dû cependant
à l’extension de la production des betteraves et non pas à l’augmentation
 de la consommation de sucre, de sorte que les stocks
accusent un accroissement en rapport.