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En ce qui concerne la production de courant életctrique, elle
a accusé, dès l’année 1932, un accroissement et cette tendance
s’est maintenue au cours de l’année dernière. En cette matière,
nous sommes cependant réduits à l’examen des seuls chiffres
concernant la production sur le territoire de la capitale. Ces
chiffres font resortir, pour l’année dernière, une augmentation
de 9%, Cependant, pour ce qui est de la quantité de courant
distribuée aux moteurs, on note une augmentation de 15.000 Kw,
soit 17,9% de plus que l’année précédente. Rien que l’examen
de ces quelques chiffres peut convaincre que d’une manière générale
 la production est dès maintenant tombée au point le plus
bas, et qu’en certaines branches de la production on a déjà franchi
le tournant critique, de sorte que l’entrée en jeu progressive des
facteurs productifs dans la vie économique est dès maintenant
en cours.

Accroissement du traîie intérieur
Au cours des explications ci-dessus, nous avons vu que,
sur différents points de la vie économique, on relève des améliorations
 d’une certaine envergure. Il est hors de doute que l'effet
de celles-ci, par rapport aux résultats de l'année 1932, se fait
sentir aussi en d’autres domaines, y compris le trafic intérieur.
Quoique les transactions intérieures ne montrent pas une sensibilité
 particulière aux conjonctures, tous les symptômes révèlent
que le resserrement du trafic qui se poursuit depuis plusieurs
années a pris fin et qu’on relève déjà une reprise. Précisément
pour la raison que les chiffres des transactions réagissent plus
lentement aux changements intervenant dans la vie économique,
on peut considérer comme un symptôme favorable l’amélioration,
si minime soit-elle, survenue dans ce domaine depuis la période
marquant le. niveau le plus bas.
Pour ce qui est du trafic ferroviaire, quelques chiffres représentatifs
 permettent d’apprécier clairement la situation actuelle.
La quantité mensuelle de marchandises transportées a atteint
le point le plus bas, au mois de février 1933, avec 814.000 tonnes ;
il convient de faire remarquer qu’en février 1927 la quantité
transportée a été de 1.577.000 tonnes. On doit cependant considérer
comme un symptôme encourageant le fait que le point le plus
bas s’est rencontré au début de l’année, puisque dans le reste
de l’année la tendance ascendante a été favorablement influencée
aussi par les facteurs saisonniers qui se sont affirmés cette fois
beaucoup plus fortement qu’au cours de l’année 1932.
Néanmoins, la quantité de marchandises transportée par
fer pendant toute l’année (13.484.000 tonnes) n’a dépassé que