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très légèrement celle de l’année précédente (13.474.000 tonnes).
Pour ce qui est des perspectives d’avenir, ce sont plutôt les chiffres
en augmentation du second semestre qui entrent en ligne de compte.
En effet, le trafic de chacun des mois de cette période a été supérieur
au trafic du même mois de l’année précédente.
ll y a, par ailleurs, encore un fait qui montre l’amélioration
du trafic intérieur. En 1932, le nombre des wagons de marchandises
 chargés a été de 982.000, tandis qu’en 1933 ce chiffre a dépassé
le million. Au temps de la prospérité industrielle, en 1928, le
nombre de wagons chargés oscillait autour de 1,5 million. Mais
de plus, dès le premier trimestre de 1933, le recul dans le trafic
des voyageurs a cessé également, et des signes d’amélioration
sont apparus, moins sensibles pourtant que dans le domaine des
transports de marchandises. Ainsi, au cours de l’année 1933, le
nombre de voyageurs transportés sur le réseau des chemins de
fer réunis n’a été que très légèrement supérieur au chiffre de 1932.
Quant au trafic postal, son amélioration est encore loin d’être
générale. Toutefois les symptômes accompagnant le tournant
critique apparaissent ici aussi. En somme, ces statistiques concernant
 le trafic permettent également de constater qu’au cours de
l’année 1933 la plupart des facteurs de crise étaient loin d’exercer
sur la vie économique une influence aussi néfaste qu’au cours
de la période allant de 1930 à 1932 ou bien encore qu’au cours
de l’année 1932.

La Bourse et la dépression

Si la vie économique se relève si lentement et si difficilement
de sa paralysie, la raison en est, dans une importante mesure,
que la crise de confiance persiste encore. Il faut attribuer à cela
non seulement la durée si longue de la crise actuelle, mais aussi
le fait que certaines forces n’arrivent toujours pas à s’affirmer.
Cela peut être constaté principalement dans les domaines en
rapports plus étroits avec les marchés financiers. La Bourse aux
Valeurs de Budapest, fermée pendant plus d’une année après la
clôture bancaire, ne s’est toujours pas remise depuis sa réouverture.
 Certes, le mouvement des affaires a pris de l’extension et
le nombre de dix-huit actions cotées pendant un certain temps
après la réouverture de la Bourse s’est notablement accru. Toutefois,
la période de baisse qui a commencé en 1927 n’a pas encore pris
fin en 1933, bien que l’amélioration survenue aux mois de juillet
et août ait produit une hausse assez considérable des cours.
Pour avoir une idée nette de la baisse qui a ravagé le marché
des titres en Hongrie, il convient d’examiner, sur plusieurs années,