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le développement de l’indice des actions faisant ressortir le niveau
moyen des cours. À la fin de 1927, année de la prosperité boursière,
 l’indice calculé en prenant pour base (100) le niveau de
1926, fut de 179,6; en 1928 ce même indice fut de 165,9, un an
plus tard de 130,9 et, en 1930, il se tenait à 106,4. Donc, jusqu’à
cette époque, le niveau moyen des cours des actions avait subi
un recul de 47,4%. Au moment de la clôture de l’année suivant
la réouverture de la Bourse, l’indice se chiffrait par 82,8, tandis
qu’à la fin de 1933 il tomba au point le plus bas enregistré jusqu'alors
avec 70,3. Le fléchissement des cours persistant depuis six ans
ressort nettement du recul de 60,9%. qu’accuse l’indice du cours
des actions. En 1933, par contre, le rythme du fléchissement de
l’indice des actions se ralentit et n’atteignit que 11,5% ; peutêtre
 ce fait marque-t-il également une certaine avance vers le
point où l’on pourra compter sur la stabilisation des cours.
L’examen des statistiques concernant la sécurité du crédit
fait apparaître des résultats satisfaisants. La statistique des insolvabilités
 montre un développement favorable par rapport à l’année
dernière. Le point le plus bas a été enregistré au cours des mois
d’août et de septembre. Pendant toute l’année, le nombre des
cas d’insolvabilité a été de 550 contre 1.350 pour l’année précédente.
 Du reste, au point de vue de la sécurité du crédit, l’année
1931 a été la plus grave : on a relevé en effet 3.154 cas d’insolvabilité.
 Depuis cette époque, l’amélioration constante a prévalu. Pour
ce qui est des passifs non réglés, ils accusent une amélioration
de 79,7%, par rapport à l’année 1931.

Pour nous résumer, nous dirons que les statistiques économiques
 de Hongrie accusent, au cours de l’année 1933, et par rapport
à l’année précédente, une évolution assez rassurante pour le présent
et justifient aussi des espoirs pour ce qui est de l’avenir. Le tableau
résultant de l’examen attentif des statistiques témoigne que les
obstacles semant encore à l’heure actuelle les chemins conduisant
hors de la crise, disparaîtront peu à peu, car les facteurs qui
entravent et retardent le dénouement perdent d’ores et déjà de
leur puissance. Pour cette raison, même si les signes catégoriques
de la prospérité ne sont pas encore très perceptibles, l'espoir,
la confiance même sont aujourd’hui beaucoup plus justifiés, car
ils s'appuient sur des bases objectives beaucoup plus sérieuses
que ce n’était le cas un an auparavant.