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Quant au développement de la situation générale de l’économie
 universelle au cours de 1934, il convient de faire remarquer
que la tension régnant dans la politique internationale a fortement
entravé l’amélioration qui se fit jour, à tel point que le progrès
s’arrêta dans la seconde moitié de l’année pour faire place à une
stagnation nettement caractérisée. Toutefois, l’incertitude de la
situation internationale ne fut pas la seule raison pour laquelle
le progrès plus important escompté pour 1934 n’a pas eu lieu.
Outre les instabilités d’ordre politique, d’autres obstacles y
contribuèrent également. Ainsi, la reprise a été des plus défavorablement
 influencée par l’extension importante de l’économie
autarchique ainsi que par les difficultés d’ordre monétaire. Donc,
outre les facteurs politiques, des facteurs économiques sont également
 responsables de ce que les résultats que l’on était fondé à
attendre après une longue période de crise, ne purent être atteints.
Toutefois, dans les Etats touchés par la dépression, la situation
 économique s’est essentiellement améliorée, en dépit des
facteurs défavorables dont nous venons de parler. Par ailleurs,
dans les pays ayant beaucoup souffert de la crise agraire, le processus
 de l’amélioration a commencé et l’on peut dire qu’au cours de
1934 la crise agraire, dont les proportions furent si formidables,
a, d’ores et déjà, pris fin. Les mauvaises récoltes donnèrent une
vigoureuse impulsion aux prix et le résultat fut une tendance
à la hausse. En outre, comme on ne devait plus s’attendre à une
nouvelle aggravation de la crise agraire, une atmosphère plus
optimiste se fit jour dans les autres branches de la production.
Les hausses assez considérables survenues dans les prix des produits
agricoles exercèrent une influence stimulatrice dans tous les sens.
Pour ce qui est des conjonctures, l’on peut dire que, dans la
plupart des pays, la production industrielle, qui sortit de la dépression
 beaucoup plus tôt que l’agriculture, suivit, au cours de l’année
1934, le chemin d’une amélioration sûre, et si le rythme du progrès
s’est ralenti, — pour les raisons ci-dessus mentionnées, — dans
le quatrième trimestre de l’année, la tendance s’est cependant
maintenue.
D’une manière générale, l’année 1934 peut être nommée
l’année du tournant de la crise. Ce fut aussi le cas pour la Hongrie.
La crise agricole qui, en 1933, pesait si lourdement sur la
vie économique hongroise, perdit graduellement de sa force au
cours de 1934. Dès le début de l’année on assista à une lente
amélioration du prix des produits agricoles qui devait se poursuivre
 pendant toute l’année. Sous l’influence de la mauvaise
récolte, la hausse des prix s’accentua encore. L'amélioration des
prix amena enfin, également pour l’agriculture, le changement