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de climat si longtemps attendu. Etant donné la légère hausse des
articles industriels, les ,,ciseaux agraires‘“ exprimant le pouvoir
d’achat de l’agriculture accusèrent, une situation plus favorable
et les deux branches des ciseaux se rapprochèrent sensiblement,
— ce dont nous allons d’ailleurs parler plus bas. Grâce à l’atténuation
 de la crise agricole, la vie économique hongroise fut soulagée
de la pression exercée par le facteur le plus grave de la crise.
Mais dans d’autres domaines également, l’année 1934
apporta une détente. La période de baisse en Bourse prit également
fin, après avoir duré sept ans, pour être suivie d’une amélioration
assez notable des cours. Toutefois, la crise n’arriva à son terme
que dans le dernier trimestre de l’année et la hausse ne commença
qu’au mois de novembre ; mais les évenements survenus en
Bourse pendant la période écoulée depuis cette époque sont là
pour prouver que cette reprise des cours sera plus durable que
ne le furent celles qui, dans les sept dernières années, interrompirent
de temps à autre le processus de la baisse continuelle. Par suite
du changement survenu dans la situation de la Bourse aux Valeurs,
la vie économique se dégagea des entraves d’un autre facteur
déterminant l’aggravation de la crise. Dès lors, la vie économique
hongroise a passé le tournant de la crise sous presque tous les
rapports.

Atténuation de la erise agricole

L'aperçu que nous avions donné en son temps de la situation
économique de l’année 1933 était déjà empreint d’optimisme.
Cet optimisme s’est avéré fondé. Au cours de 1934, l’amélioration
enregistrée plus tôt déjà dans la vie économique de la Hongrie
s’étendit dans plusieurs sens et gagna certains domaines de la vie
économique où la crise avait jusque là persisté avec obstination.
Cela s’applique surtout à l’agriculture au sujet de laquelle, dans
notre compte rendu de l’année dernière, nous ne pouvions relever
que la gravité de la crise et même un nouveau recul.
L'année 1934 amena un changement très sensible dans la
situation de l’agriculture. Les hausses de prix moins importantes
ayant marqué le début de l’année, alimentées plus ou moins par
les conjonctures, s’affermirent bientôt et du coup déterminèrent
une ambiance plus favorable. Grâce aux négociations entamées
avec les pays étrangers, dès les mois du printemps, et qui progressèrent
 sur une bonne voie, —elles visaient à assurer de meilleures
possibilités d'exportation aux produits agricoles hongrois, — le
prix du froment connut en premier lieu un essor assez considérable.
Par la suite, les accords conclus avec l’Italie et l’Autriche eurent