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un profond effet sur le développement des prix, car ils assuraient
la possibilité d’écouler plus de quatre millions de quintaux de
froment. Quelques mois après, lorsque la faiblesse du rendement
de la récolte devint évidente, le développement des prix à l’intérieur
du pays reçut un ferme appui et leur mouvement à l’intérieur se
détacha de l’évolution des cours à l’étranger. Par suite de l’amélioration
 des prix, le maintien du système des bulletins de céréales
devint superflu.
Examinons maintenant quelques données statistiques officielles
 concernant le rendement de la récolte. La récolte de froment,
 16,7 millions de quintaux, fut inférieure de 9,5 millions
de quintaux à celle de l’année précédente. La récolte de seigle,
15,1 millions de quintaux, accuse un recul de 4,2 millions de quintaux
 par rapport à l’année 1933, tandis que la production d'orge,
4,5 millions de quintaux, reste de 3 millions de quintaux en arrière
sur la récolte de 1933. Du reste, la récolte des trois principaux
produits de l’agriculture fut la plus faible qu’on ait enregistrée
au cours des dix dernières années. Les chiffres ci-dessus indiqués
sont respectivement inférieurs de 4,4, de 2,3 et de 1,6 millions
de quintaux à la moyenne des dix dernières années. Mais la récolte
d’avoine fut également très faible. Quant à la récolte de maïs,
elle fut légèrement au dessus de la moyenne, tandis qu’en pommes
de terre, le rendement, en 1934, fut le meilleur enregistré pendant
la période 1925—1934.
On ne doit donc pas s’étonner que les résultats extrêmement
défavorables de la récolte, — et en premier lieu, bien entendu,
le déficit de la récolte de froment, — aient exercé une influence
très sensible sur la tendance des prix. Le processus d’amélioration
 qui s’était accusé dans le domaine des prix des produits
agricoles s’est poursuivi au cours de toute l’année, abstraction
faite de quelques rechutes sans importance. L'indice des produits
agricoles servant à observer le niveau des prix pratiqués dans
le commerce de gros fit un bond de 17 points et s’éleva à 72 et
atteignit à la fin de l’année son maximum. Le niveau des prix
s’éleva, pendant un an, de 30% en chiffres ronds. Cependant,
le cours des produits industriels accusa une hausse beaucoup
moins importante, de sorte que les ,,ciseaux agraires‘“ exprimant
le pouvoir d’achat de l’agriculture et: qui enregistrèrent, à la fin
de septembre 1933, leur écart le plus graad (la disparité était
alors de 50%), se sont resserrés dans une notable mesure. Fin
décembre, les deux branches des ciseaux présentaient un écart
de 33,9% au détriment des produits agricoles.
Au cours d’une année, le prix du seigle a augmenté de
238,4%, celui du froment de 139,9%. Pour ce qui est de l'orge,