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l’amélioration du prix est de 100%, en chiffres ronds, tandis que
le prix de l’avoine a enregistré une hausse de 79,7%. Par ailleurs,
le prix du maïs a enregistré également une amélioration sensible :
52,6%
Toutefois, le fait que le niveau des prix intérieurs s’est
détaché de la tendance à l’étranger, rendit plus difficile l’écoulement
 des produits agricoles sur les marchés extérieurs, la capacité
 de concurrence de nombreux articles se trouvant de ce fait
diminuée. Le relèvement des prix, qui naturellement s’étendit
aussi aux fourrages, diminua la rentabilité de l’élevage des bestiaux,
 l’exportation devint plus difficile et on assista à une diminution
 sensible de celle-ci. Dans presque chaque mois, au cours
du second semestre de l’année, le prix des bêtes à cornes, veaux
et porcs fut inférieur aux cours de l’année précédente. En ce qui
concerne le prix des veaux, l’indice calculé en prenant comme
base les cours de 1913, était cette année inférieur de 14 points
en juillet et de 11 points en août aux chiffres de l’année précédente.


Fin de la cerise en Bourse
La crise de la Bourse pesait pendant de longues annés sur
la vie économique de la Hongrie. Sa durée dépassa même celle
de la crise agricole, puisqu’elle commença en 1927, et l’on croyait
même qu’elle persisterait aussi après 1934. Cette baisse boursière
est sans exemple dans la vie économique hongroise. Les cours
de la Bourse aux valeurs atteignirent leur point le plus élevé en
avril 1927, — après un mouvement à la hausse au rythme rapide
qui durait depuis un an, presque sans arrêt ; ce point culminant a
été marqué par la position de l’indice des actions, se chiffrant
alors par 188,6. Le processus de baisse qui débuta alors dura plus
de sept ans et, pendant cette période, les cours fléchirent à une
allure assez rapide ; puis vint le lent effritement des cours, à peine
interrompu par des reprises passagères. Toutefois, l’arrêt survint
pendant la seconde moitié de l’année 1934. L'indice du cours des
actions enregistra, fin août, son chiffre le plus bas, soit 66,3.
Pour indiquer la gravité du mouvement de baisse, il suffit de
rappeler que l'indice des actions tomba de 122,3 points. Par rapport
au point culminant, le fléchissement atteint presque 65%. La
gravité de la crise ressort également du fait qu’alors qu’en 1927 le
nombre des titres ayant changé de mains était de 26,8 millions,
en 1933 le nombre des titres négociés ne fut que de 764.000 et, en
1935, où le dernier trimestre accuse déjà une amélioration, de
940.000.