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La reprise des affaires de Bourse survenue en 1934 ressort de
l’amélioration qui, — un léger recul mis à part, — dure depuis le
mois-d’août. Sous l’influence de la tendance à la hausse, au cours
de quatre mois, l’indice des actions accusa un relèvement de 11,8
points. Donc, à la fin de l’année, le niveau des cours était de 17,8
supérieur au point le plus bas, enregistré en août. Pour caractériser
la période de baisse qui vient de s’écouler, il convient de rappeler
que le chiffre total des transactions en Bourse, respectivement la
somme totale des titres livrés et reçus, qui atteignait 1065 millions
de pengôs, a considérablement diminué ; toutefois, dans les années
de la crise, — abstraction faite de l’année 1932, au cours de laquelle
la Bourse fut fermée pendant huit mois, — c’est en 1934 que le
montant en question fut le plus faible : 33,7 millions de pengôs.
Par suite de la tendance fléchissante qui prévalut dans la première
moitié de 1934, cette somme est inférieure de 5,6 millions même
à celle de 1933.
L’amélioration survenue à la Bourse dès le mois d’août dernier,
bien qu’étant fort en retard sur la reprise enregistrée aux Bourses
étrangères, accuse des proportions importantes dépassant de loin
le cadre d’une reprise passagère, de sorte que, pour ce qui est de
l’avenir, il nous est permis de tracer, pour la Bourse également,
un tableau plus favorable que ne l’était celui de l’année dernière.
Etant donné toutefois que la crise monétaire persiste encore,
l’influence stimulatricé que les Bourses étrangères exercent sur la
vie de la Bourse en Hongrie est forcément moins importante et
l’amélioration survenue ne saurait être que lente et graduelle.

Amélioration des conditions
du marché du travail

Le chômage atteignit en Hongrie son point culminant au
mois de janvier 1932, avec 33.893 chômeurs syndiqués ; à la fin
de la même année, le nombre des chômeurs n’était plus que
de 32,073. Depuis cette époque le chômage fléchit sans cesse
et le rythme du fléchissement va s’accentuant. La diminution du
chômage fut de 15,7% en 1933, et à nouveau de 18,5% en 1934.
A la fin de l’année 1934, les syndicats n’ont plus enregistré que
22.031 chômeurs. Par rapport au maximum, le nombre des chômeurs
 a donc diminué de 11.862, ce qui correspond à près de 35%.
Par la nature des choses, ce processus est en connexion étroite avec
la situation économique générale. Mais si l’on examine les statistiques
 du chômage, à la fin de l’année, classées par catégories
professionnelles, on constatera que l’amélioration ne fut pas la