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même dans les diverses branches de production. En conséquence,
le degré d’occupation des ouvriers était différent dans les diverses
industries. En effet, alors que le nombre des chômeurs accusait,
par rapport à l’état de la fin de l’année précédente, une régression
de 8,1% dans l’industrie du bâtiment, de 13,3% dans l’industrie
typographique, de 19,9% dans l’industrie sidérurgique et de
43,3% dans l’industrie du bois, par contre un léger accroissement
ressortait dans l’industrie du vêtement et dans celle de l’alimentation,
 Par conséquent, alors que dans certaines industries l’occupation
augmentait progressivement depuis 1932, dans certaines autres
par contre une sorte de stagnation a pu être observée, surtout en
1934. Ce fait semble également confirmer ce que nous avons
indiqué plus haut, à savoir que dans la seconde moitié de l’année
dernière, certaines difficultés ont surgi en ce qui concerne le développement
 des conjonctures industrielles, par suite de quoi un recul
est apparu dans certaines industries et une certaine stagnation
dans d’autres.
Les chiffres se rapportant à la période écoulée depuis le
maximum de la tension du marché du travail montrent clairement
 qu’on se trouve en présence ici d’un changement catégorique
 de tendance, ce que nous avons souligné d’ailleurs dans notre
compte rendu de l’année dernière.

Acecroissement des échanges
avec l'étranger
Par suite du renforcement et de l’extension du système
autarchique, les difficultés entravant les échanges internationaux
se sont aggravées encore au cours de 1934. En raison de la forte
passivité de sa balance commerciale, la France se vit obligée, au
cours de l’année dernière, d’édicter d’importantes restrictions et
entraves aux importations. Les exportations hongroises se sont
également ressenties de ces mesures. Ainsi la conquête des marchés
extérieurs ‘a exigé, pendant l’année dernière, des efforts encore
plus soutenus qu'auparavant. L'absence de traités de commerce
de longue durée commande l’observation plus attentive des marchés
internationaux et d’une manière générale exige de la vie économique
 une souplesse plus grande. Même en tenant compte de ces faits,
on peut constater que la participation de la Hongrie aux échanges
internationaux a réalisé, au cours de l’année dernière, un progrès
remarquable. Ainsi, les produits de l’agriculture et de l’industrie
hongroises sont allés même dans des pays où auparavant l’exportation
 ne pouvait se faire qu’au prix de grandes difficultés, ou
était même entièrement impossible. Toutefois, ce fait s'explique,