33

pour une grande partie, par l’utilisation des créances étrangères
gelées, puisque c’est grâce à cette question que surgit l’idée de
pénétrer sur des marchés qui tout en étant nécessaires au placement
 des produits agricoles, semblaient jusqu’alors inaccessibles.
Quoique les échanges extérieurs de la Hongrie portent
toujours l’empreinte de l’économie autarchique, il est indiscutable
qu’au cours de l’année dernière, le commerce hongrois a pu se
faire, sur les marchés extérieurs, une situation plus avantageuse
que précédemment. Une amélioration nette ressort de l’accroissement
 des chiffres concernant le volume et surtout la valeur de
l'exportation et de l'importation. Il faut toutefois noter à ce
propos que l'amélioration des prix y a joué également un rôle
important. En tout cas, les résultats atteints prouvent que l’économie
hongroise a observé attentivement les exigences des débouchés
extérieurs et que la production tant industrielle qu’agricole de
la Hongrie a prouvé ses grandes facultés d’adaptation.
Les échanges extérieurs de ce pays ont atteint, en 1934,
un montant de 344,7 millions de pengôs pour l’importation, soit
32,1 millions de plus que l’année précédente, tandis que la valeur
des exportations, 403,5 millions, est de 14 millions supérieure
aux chiffres de l’année précédente. Toutefois, l’écart est encore
trop grand entre ces chiffres et ceux de 1929, année où la Hongrie
avait importé des marchandises pour 1064 millions de pengôs et
exporté pour 1039 millions. Malgré tout, le rendement de la vie
économique ne saurait être sous-estimé, puisque la Hongrie est
un des rares pays pouvant, malgré les difficultés entravant l’exportation,
 enregistrer un solde actif, quoique sa vie économique,
sur la voie de la reprise, ait eu besoin d’importer des matières
premières dans une forte mesure. Or, malgré l’accroissement des
importations, le commerce extérieur hongrois s’est soldé par un
actif de 60,6 millions de pengôs, somme qui n’est que de 18,1
millions inférieure au bilan actif de l’année précédente. Cette
situation de la balance du commerce extérieur montre que la
Hongrie a réussi à satisfaire, dans une certaine mesure, à ses obligations
 émanant de ses anciennes dettes marchandises.
En ce qui concerne les produits agricoles hongrois, c’est
surtout vers l'Allemagne que leur exportation a pris un essor
considérable, tandis que les exportations de l’industrie ont accusé
un accroissement surtout dans la direction de la Roumanie. Un
examen plus attentif des exportations en 1934 permet de constater
qu’en ce qui concerne les articles d’alimentation et les comestibles,
la Hongrie a exporté pour 186,8 millions de pengôs, soit 23,8
millions de plus qu’au cours de l’année précédente. Par contre,
les exportations d’animaux sur pied accusent un recul de 14,8