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millions de pengôs et dépassent à peine 43 millions. Par ailleurs,
une diminution de 19,2 millions s’est produite dans le domaine
des matières auxiliaires nécessaires à l’agriculture et à l’industrie.
En revanche, l’exportation des produits industriels accuse un
accroissement de 24,4 millions et fait plus de 150 millions de pengôs.
Au point de vue du bilan des conjonctures économiques, l’accroissement
 de l’importation peut être considéré comme un phénomène
heureux, car ce sont surtout les importations de matières premières
qui ont augmenté, de même que celles de produits demi-finis,
dont le finissage comporte l’occupation plus intensive de l’industrie.
L’importation de bois brut et ouvré est passée de 5,7 millions
de quintaux qu’elle. faisait l’année précédente à 8,2 millions de
quintaux, et en valeur elle a augmenté de 11,3 millions de pengôs
à 38,2 millions. La quantité du coton brut importé accuse un
accroissement de 13,5%. La valeur des importations de cuirs et
peaux bruts accuse un accroissement de 6,3 millions de pengôs,
celle des métaux bruts de 3,5 millions.
Les exportations de froment restèrent, quant à la quantité,
au même niveau que l’année précédente, mais en valeur elles
accusèrent un accroissement de 13 millions de pengôs dû à l’amélioration
 des prix. Les exportations de volaille dépassèrent notablement
 le niveau de l’année précédente. Quant aux exportations
d’oeufs, le recul quantitatif a été largement compensé par la
différence résultant de la hausse des prix. Les exportations de
plumes ont donné à elles seules une plus-value de six millions.
Quant aux exportations de saindoux et de lard, elles ont plus
que doublé tant en quantité qu’en valeur.

Développement de la production industrielle

Le fléchissement de la production industrielle hongroise
s’est arrêté à la fin de l’année 1932 ; l’année 1933 apporta une
atmosphère plus favorable dans l’activité économique et l’année
1934 s’est écoulée également sous le signe d’une amélioration
très nette. Toutefois, étant donné la gravité de la crise économique
qui a sensiblement absorbé toutes les réserves, l’amélioration ne
pouvait progresser que lentement et graduellement. La tendance
favorable s’est poursuivie aussi en 1934 et c’est surtout dans
l’industrie lourde que la production s’est accrue et que le dégré
d’occupation a augmenté. Bien que dans le second semestre de
l’année, par suite de préoccupations d’ordre international, des
difficultés soient venues entraver la production, les résultats de
l’année 1934 en doivent pas être jugés avec pessimisme ; en effet,
dans la première moitié de l’année, la tendance fut nettement