Rendement de la produetion agricole
Quoique la récolte de 1935 n’ait pas été satisfaisante à plus
d’un point de vue, et que par suite du manque de fourrages le
rendement de l'élevage ait diminué, la situation et le rendement
 de l’agriculture font néanmoins ressortir une amélioration
sur 1934.
Le rendement de la récolte accuse un accroissement pour
certains produits principaux et pour d’autres une diminution.
Pour ce qui est du froment, on relève une augmentation de 2,5
millions de quintaux métriques et la récolte totale a dépassé
20 millions de quintaux. La récolte de seigle présente un surplus
de 0,4 million et s’est chiffrée par 6,8 millions de quintaux, tandis
que le récolte d’orge, en augmentation également de 0,4 million,
a atteint 5,8 millions de quintaux. La récolte d’avoine n’a donné
que 2,2 millions de quintaux et se trouve en régression de près
d’un demi-million de quintaux par rapport à l’année précédente.
Au cours des 6 dernières années, seule la récolte de 1931 a été
inférieure à celle de‘ 1935. Le maïs a enregistré un recul de 6,6
millions et n’a donné que 14, 4 millions, et les pommes de terre,
en diminution de 7 millions de quintaux, n’ont donné que 14, 3
millions, chose d’autant plus grave que pour ces deux importants
produits la superficie ensemencée a été accrue respectivement
de 2,5% et de 4,1%. La récolte de maïs reste de 4 millions de quintaux
 et celle de pommes de terre, de 4,4 millions au-dessous de la
moyenne des 10 dernières années.! Le recul quantitatif de la récolte
justifie la hausse rapide survenue dans le niveau des cours. Il faut
dire que la perte due au déficit de la récolte est largement compensée
par la différence très substantielle résultant de la hausse
des prix.
L'écart survenu, pendant la durée de la crise, entre les
prix des produits agricoles et ceux des articles de l’industrie,
écart qui atteignit 50% au point culminant de la crise, s’est
graduellement résorbé au cours des deux ans écoulés depuis le
changement de la tendance et ce, grâce à la hausse assez considérable
 du prix des produits agricoles. Au cours de 1935, l’indice
des prix des produits agricoles a enregistré une hausse de 16 points,
celui des articles d’industrie, une hausse de 5 points. Dans ces
circonstances, les branches des ciseaux agraires reflétant le pouvoir
d’achat de l’agriculture se sont notablement rapprochées, de sorte
qu’à la fin de l’année il n’existait plus qu’une disparité de 22,9%,

! Voir: Tableau économique annuel. Revue Hongroise de Statistique. 1936.
No 2. p. 172.