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contre près de 34%, pour l’année 1934. Par suite de l’amélioration
 du prix des produits agricoles, les charges grevant le
monde des agriculteurs montrent également une diminution
relative.

Le cheptel, de son côté, est aussi en augmentation. Le
cheptel bovin, de même que le cheptel chevalin, s'est aceru.
L’accroissement du premier est tout à fait remarquable : il fait
78.000 têtes et porte l’effectif à 1,8 million de pièces. Le cheptel
porcin augmente sans cesse depuis 1933. Au cours de l’année
dernière, l’accroissement fut de 674.000, pour former un total
de 3,7 millions de têtes.
Chose indubitable, au cours de l’année dernière, l’amélioration
 générale des conjonctures s’est étendue aussi à l’agriculture.
En effet, la hausse des prix a déterminé dans cette branche de
production une plus grande facilité de l’argent, vu que pour
certains produits non seulement les prix ont augmenté mais encore
la quantité récoltée. Quand on examine la situation de l’agriculture,
 il ne faut pas perdre de vue le fait que dans l’espace
des cinq dernières années, la charge du service d’intérêts grevant
 la production a été réduite de près de 150 millions de
pengôs.! Ce fait revêt une très grande importance au point de
vue du caractère rémunérateur de la production et l’on ne
saurait le négliger quand on apprécie la situation générale de
l’agriculture.
A un point de vue général, l’amélioration enregistrée dans
la situation de l’agriculture joue un rôle non moins remarquable,
étant donné que le redressement de la situation agricole exerce
son influence stimulatrice sur l’ensemble de la vie économique
du pays. Il convient toutefois de faire remarquer que le resserrement
 de plus de moitié des branches des ciseaux agraires, la
hausse du prix des produits agricoles, suivie de l’amélioration
du coût des articles d’industrie, et la diminution des charges
d’intérêts grevant la production agricole n’ont pas pu encore,
eu égard aux conditions défavorables de la récolte, apporter
dans la situation de l’agriculture l'amélioration dont elle
aurait besoin après la -crise prolongée qu’elle a traversée.
Aussi la situation de cette branche laisse-t-elle encore beaucoup
 à désirer. D'ailleurs, au cours de l’année écoulée, la situation
 de l’agriculture n’a pas évolué de manière uniforme, d’où
il s’ensuit que le relèvement du niveau de vie n’a pu être
général.

! Voir: Compte rendu de l‘Institut Hongrois de Recherches Economiques.
1936. No 29. p. 55.