Aeeroissement de la production industrielle
et du commerce intérieur
Dans le domaine de la production industrielle, le point le
plus bas de la crise a été atteint en 1932. L'amélioration que
l’on peut observer depuis ce tournant et qui va s’accentuant depuis,
peut être attribuée au concours de plusieurs facteurs. Comme ces
divers facteurs avaient une puissance différente et qu’ils n’intervinrent
 pas simultanément, en se soutenant l’un l’autre, au cours
des deux premières années de la période d’ascension, on a enregistré
des rechutes, mais de proportions peu importantes et dont l’effet
n’a pas été considérable ; on peut dire par conséquent que la
tendance de l’évolution a été constante.
Le repliement sur soi en matière économique prenant des
proportions de plus en plus importantes, la production industrielle
hongroise, après le tournant de la crise, a été naturellement stimulée.
Le régime de restrictions institué en matière de devises pour assurer
la stabilité monétaire a rendu indispensable en Hongrie également
une certaine limitation de l’importation de divers articles industriels.
 Or, les restrictions mises aux importations ne firent qu’augmenter,
 pendant la longue période de dépression, la pénurie en
articles de consommation. Et cela eut lieu précisément dans la
phase de la vie économique où la consommation s’accroît normalement.
 L'on comprend que dans ces conditions ,ce soit dans les
branches industrielles fabriquant des articles de consommation
que la production ait pris en premier lieu quelque essor. Par la
suite, à mesure qu’augmentait la proportion de l’occupation de
ces industries, le pouvoir d’achat des diverses catégories de travailleurs
 s’accroissait à son tour, ce qui eut pour résultat un nouveau
renforcement de la demande en produits de consommation.
En effet, l’on peut constater que le nombre des chômeurs,
après avoir atteint son point culminant, au printemps de 1932,
avec 33.893, accuse un déclin rapide. À la fin de l’année 1932,
les syndicats professionnels enregistraient 32.073 chômeurs, soit
une diminution de 3,2% par rapport à l’état du printemps. En
1933, le nombre des chômeurs industriels a baissé de 15,7%,
en 1934 de 18,5%. Au cours de 1935, une nouvelle diminution de
12% est survenue et à la fin de l’année dernière l’effectif des
chômeurs enregistrés par les syndicats n’était que de 19.386,
de sorte que par rapport à l’état de fin 1932, le chômage industriel
accusait une diminution de 39,6%.
Pour ce qui est du développement de la production industrielle
 en 1935, il est significatif qu’à la fin de l’année en question
le nombre d'ouvriers occupés par l’industrie manufacturière et