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totalité, par la production industrielle. Pour mettre en lumière
l’accroissement de la consommation, il convient de faire remarquer
 qu’au cours de l’année dernière la consommation de sucre
a augmenté de 99.000 quintaux, soit de près de 12%. La concommation
 de bière a été de 10,1%, celle d’alcool de 7,5%, supérieure
 aux chiffres de l’année précédente. Ces données indiquent
 également que, surtout dans le courant de l’année 1935,
une amélioration considérable est survenue dans la vie économique
 hongroise et que, par suite de l’accroissement de l’occupation
 des travailleurs et de l’élévation des salaires, une plusvalue
 notable a été réalisée au point de vue du pouvoir
d’achat.
Par ailleurs, outre l’accroissement de la consommation intérieure,
 l’exportation de certains articles industriels a enregistré
une notable augmentation dont nous parlerons plus loin. Grâce
à l'amélioration de la situation économique en général, le trafic
intérieur a repris au cours de l’année dernière et ce, tant au point de
vue voyageurs que marchandises. Les données du trafic ferro-Viaire
 se ressentant peu des changements des conjonctures, l’évolution
 enregistrée dans ce domaine a une signification d’autant
plus importante. En ce qui concerne la quantité de marchandises
transportées par fer, on relève un accroissement remarquable.
En effet, au cours de 1935, les marchandises transportées par fer
représentent une quantité globale supérieure d’un million de
tonnes à la quantité de l’année précédente. L’augmentation est
de 11,3%, contre 5,4% pour l’année précédente. Quant au mouvement
 des voyageurs, il a dépassé de 7,2%, celui de 1934. Pour
illustrer la reprise de l’activité économique, on pourrait encore
mentionner que dans l’espace d’un an, le nombre d’automobiles
en circulation s’est accru de 1853 pour atteindre 25,087. Pour les
voitures de tourisme l’augmentation fait 17,8% et pour les
camions, 8,1%.
Conséquence naturelle de l'accroissement de la consommation,
 les prix de détail, c’est-à-dire les prix pour les consommateurs,
 ont enregistré à leur tour une hausse sensible. Par contrecoup,
 le renchérissement a rendu plus difficiles les conditions de
l’existence.
L'indice du coût de la vie est monté, au cours de
1935, de 5,1 points, atteignant 93,4. La hausse est due en majeure
partie au renchérissement des denrées alimentaires, mais par
ailleurs les prix du vêtement, du chauffage et de l’éclairage accusent
 également une augmentation.