agricoles en assurant l'importation de. matières premières sur la
base de compensations. Pour ce qui est de l’amélioration ultérieure
 de la situation économique, le nouveau régime des devises
a également un rôle important à jouer dans ce domaine.
Au cours de l’année dernière, les exportations, de même
que les importations hongroises ont enregistré un. accroissement
dont la mesure est à peu près identique dans les deux cas. La
valeur des exportations hongroises a fait 457,7 millions de pengôs,
soit 53,5 millions de plus que l’année précédente. Les importations,
 qui ont atteint 397,4 millions de pengôs, sont dignes d’attention.
 L’accroissement se chiffre par 52,5 millions. Grâce à
l'augmentation des importations, l’approvisionnement du pays
en matières premières a pu être assuré. La balance du commerce
extérieur s’est soldée par un actif de 60,3 millions, chiffre quelque
 peu supérieur à celui de l’année précédente. L’exportation
de produits agricoles a dépassé de près de 38 millions celle de
l’année précédente et à la rubrique ,,exportations industrielles‘®
on relève une augmentation de 22,2 millions de pengôs par rapport
 à 1934. Par suite de la faiblesse des récoltes, l’exportation
des céréales a subi un fléchissement de 7,4 millions. L’exportation
 des fruits frais, laines, volailles vivantes et tuées, beurre,
accuse également une diminution considérable mais qui est largement
 compensée par l’accroissement de l’exportation des bêtes
sur pied, viandes fraîches et préparées, saindoux et lards. Les
exportations de l’industrie textile hongroise ont évolué favorablement,
 ainsi que celles de l’industrie lourde. L’exportation de
produits demi-finis en fer fait ressortir un accroissement de 3,4
millions et celle des machines et appareils une avance de 4,4
millions de pengôs. Par suite de la pénurie de fourrages, le maïs
occupe presque la première place aux importations, avec une
valeur de 30 millions. Sur les 52,5 millions en surplus que les
importations de 1935 accusent sur celles de l’année précédente,
33 millions reviennent à l’augmentation de l’importation nécessitée
 par le manque de fourrages. Toutefois, l’importation de
matières premières destinées à la production industrielle n’en a
pas trop souffert. Les importations de soie artificielle ont enregistré
 une hausse de 17% et celles de jute brut un accroissement
de 81% L’importation de filés de coton accuse un recul de 17%,
celle de filés de laine, de 22% et celle de tissus de coton, de 17%.
Au contraire, l’importation de laine peignée a augmenté de 41%,
celle des couleurs aniliques de 11%. Quant aux importations de
minerai de fer, elles ont dépassé de près de 80%, celles de 1934,
tandis que l'importation de fer brut et de ferraille a accusé un
accroissement de 100%,