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En 1933, les importations de la Hongrie ont enregistré le
point le plus bas de leur évolution ; l’augmentation graduelle
qui se poursuit depuis lors est le gage du développement ultérieur
 des conjonctures industrielles. Un fait très favorable au
point de vue du développement des conjonctures est que l’accroissement
 des exportations a su marcher de pair avec celui des
importations, de sorte que l’approvisionnement du pays en matières
 premières n’a pas eu d’effet défavorable surla balance du commerce
 extérieur. Pour ce qui est de la part dans laquelle les divers
pays participent aux échanges de la Hongrie, des changements
sensibles sont survenus.
Ces changements sont remarquables tant aux exportations
qu’aux importations. Pour ce qui est des exportations de la Hongrie,
 la part revenant à l’Autriche a fléchi : de 24,5% qu’elle
était en 1934, elle a passé à 19%. Au contraire, celle de l’Allemagne
 a passé de 22,3 à 23,9%, et la part de l’Italie de 8,3 à
13,3%. Aux importations également, la participation de l’Autriche
 a fléchi, et ce pays a perdu la première place ; de 23,4%, sa
participation s’est réduite à 19,1%. Par contre, la part de l’Allemagne
 a augmenté, s’élevant à 22,6%. Pour ce qui est de la quotepart
 de la Roumanie, elle a passé de 8,9% à 13,5%, par suite du
manque de fourrages. Quant à la valeur des importations en
provenance de l’Italie, elle a passé de 12% à 7,4%.

Tendance à une amélioration en Bourse
Au cours de la crise, la situation de la Bourse a été la plus
lente à s'améliorer. La crise boursière n’a pris fin que dans la
seconde moitié de 1934. Après la longue période de baisse, il était
tout à fait compréhensible que l’amélioration des cours prît la
cadence accélérée qui caractérisa l’évolution des mois qui suivirent
 le tournant. Jusqu’à la fin de l’année 1934, l’indice officiel
des actions marquant le niveau moyen des cours a enregistré une
hausse de 11,8 points et s’est élevé à 78,1. L'amélioration
s’est poursuivie dans les premiers mois de 1935 et ce n’est que
fin avril 1935 que la tendance ascendante s’est arrêtée provisoirement.
 Mais jusqu’à cette époque, l’indice des actions a réalisé
une avance de 46 points par rapport au point le plus bas et a
coté 112,3. La hausse des cours était accompagnée, naturellement,
d’un mouvement d’affaires animé. Toutefois, en raison de la
rapidité excessive de la hausse, la réaction devint inévitable.
Le fléchissement qui s’en suivit dura pendant tout l’été pour ne
cesser que fin octobre. Il était graduel et n'avait rien d’excessif,
puisque jusqu’à fin octobre l’indice des actions n’a baissé que de