PRÉFACE
La présence des ouvriers italiens sur nos chantiers
 est donc également utile aux deux pays.
C’est pourquoi ils ne peuvent manquer de s’entendre.
 Ils le feront sur la base de la réciprocité.
On nous objecte que le nombre des travailleurs
français résidant dans la péninsule est infime,
par rapport à celui des ouvriers italiens employés
sur notre territoire. Cela est exact, ou l'était du
moins avant 1914, et il n'est pas probable que
l’écart cesse d’être considérable, au moins pendant
 un certain nombre d'années ; mais ce n’est
pas une raison pour ne pas négocier sur les bases
de l'égalité de traitement.
Le lecteur trouvera dans l'ouvrage un exposé
des idées maîtresses qui règnent chez les deux
peuples et qui sont naturellement gouvernées par
leur situation très différente au point de vue du
problème posé par l’émigration. De notre côté,
on ne se préoccupe guère que de la concurrence
faite par les ouvriers étrangers aux nôtres, au
point de vue économique. On se demande aussi,
au point de vue politique, jusqu’à quelle limite il
convient d’assimiler les étrangers à nos nationaux.
 Pour notre part, nous ne craignons pas
d’envisager une solution très libérale et d'accorder
 aux émigrés la plupart des avantages que nos

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