PRÉFACE
lois sociales garantissent aux travailleurs français,
 sauf bien entendu, à fixer des délais raisonnables
 pour nous assurer qu’il s’agit de résidents
et non d'oiseaux de passage. Mieux nous traiterons
nos hôtes, et plus ils s’attacheront à une patrie,
qui pourra dans certains cas devenir la leur.
Nous avons la ferme conviction que la natalité
française se relèvera vigoureusement, mais il
faut attendre une vingtaine d'années avant que
l'heureux effet du changement des mœurs et des
idées à cet égard se fasse sentir. En attendant,
nous avons intérêt à ce que de bons éléments,
tels que ceux que représentent les Italiens, tant
au point de vue physique qu’au point de vue
moral et intellectuel viennent se fondre dans la
grande nationalité française. N'oublions pas de
quels mélanges divers a été faite notre unité, qui
est cependant la plus complète qui soit au monde.
Ne redoutons donc pas cet afflux nouveau qui
nous apportera de la force sans entamer nos
qualités héréditaires,

Certains de nos amis italiens ne sont favorables
qu’à une émigration temporaire. Ils désirent que
les travailleurs ne s’expatrient que pour peu
d'années ou même pour quelques mois au cours
de l’année. Nous croyons pouvoir les rassurer.