LA MAIN-D'ŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE 3
connaissent ce que j'ai pu faire pour la cause
franco-italienne ne seront pas étonnés du sentiment
 que j'exprime ici. J'espère que ce petit livre,
en précisant et en délimitant un débat, facilitera
une entente, aussi nécessaire, je le répète, aux
uns qu'aux autres. Mais l’une des conditions primordiales
 de cette entente est que chacun, tout
en défendant comme il convient ses propres intérêts,
 ne perde jamais de vue l’intérêt commun.
Il y a des transactions indispensables, sans lesquelles
 pour sauvegarder certains intérêts particuliers,
 sinon égoïstes, on compromettrait des
intérêts collectifs de beaucoup plus grande importance.
 Ces transactions, nul doute que, l’heure
venue, on ne sache y consentir à Paris comme à
Rome, et qu'on ne cimente ainsi pratiquement
une union conclue sur les champs de bataille
pour la défense des mêmes principes de justice et
de droit.

KE.

L.

20 décembre 1917.