L’APRÉS-GUERRE

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LA MAIN-D’ŒUVRE ITALIENNE

D’après la dernière statistique du Ministère du Travail,
 la France, sur une population de 38.469.562 habitants,
 comptait en 1941 : 7.486.041 travailleurs de l’industrie
 et 8.517.230 travailleurs de l’agriculture.
Cette main-d'œuvre nationale était insuffisante pour
les besoins sans cesse plus nombreux de la production.
Aussi chaque année un important contingent de
travailleurs étrangers entrait-il en France. Tandis
qu’en 1851 il n’y avait sur notre territoire que
379.289 étrangers, en 1906 leur nombre atteignait
1.046.905 et en 1911 1.132.696. Ces deux derniers
chiffres comprenaient, non seulement l’immigration
ouvrière, mais aussi l'immigration patronale et
l'immigration non professionnelle. Pour ne parler que
des deux premières sortes, le recensement de 1906
indiquait que leur total se chiffrait par 617.126 individus,
 dont 419.859 hommes et 197.267 femmes. Sur
ces 617.426 individus, 72.051 seulement étaient des
chefs d’établissements, le surplus, soit 545.075 des
employés et des ouvriers.