LA MAIN-D'ŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE
Cette main-d'œuvre étrangère se composait principalement
 d'Italiens et de Beiges. Les Italiens se chiffraient
 par 237.000, les Belges (et Luxembourgeois)
par 182.000. On comptait également 55.000 Allemands,
 46.000 Espagnols, 45.000 Suisses, et quelques
milliers d'Anglais, de Russes et d’Autrichiens’. Tous
ces étrangers se fixaient, soit dans les départements
frontières les plus proches de leur pays d’origine, soit
dans de grands centres urbains ou industriels. Les
Italiens, par exemple, résidaient principalement dans
le bassin du Rhône, ou bien à Paris, ou bien en Lorraine,
 à Briey notamment, où l’industrie du fer en
pleine prospérité réclamail sans cesse une plus importante
 main-d’œuvre, Les Belges étaient surtout
nombreux dans les départements du Nord, du Pasde-Calais,
 des Ardennes et de la Meurthe-et-Moselle,
ainsi que dans ceux de |a Seine-et-Oise, de la Marne
et de l’Oise où les attiraient chaque saison les travaux
 agricoles. Les Allemands s’établissaient de préférence
 à Paris, où on en comptait plus de 28.000 ;
mais les Espagnols travaillaient presque exclusivement
 dans la région pyrénéenne et le bassin de la
Garonne.
Il est hors de doute qu’après la guerre, et pour
des raisons qu’il est à peine besoin d'indiquer, la
France aura plus encore besoin de main-d'œuvre
étrangère que durant çes dernières années. Les
immenses pertes en hommes que les hostilités auront

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1. Chiffres de 4906.