LA MAIN-D'OUVRE ITALIENNE EN FRANCE 8
Pugliesi-Conti et Landry, députés. MM. Rameil et
Landry demandent que les ouvriers étrangers ne
puissent pas être employés à des salaires inférieurs à
ceux des ouvriers français, M. Prat, qu’une taxe
frappe le patron qui emploie de la main-d’œuvre non
nationale, M. Pugliesi-Conti, que cette taxe pèse non
sur le patron mais sur l’ouvrier, Ces diverses propositions
 ne visent pas à restreindre l’immigration,
elles visent seulement à mettre la main-d’œuvre
française à l’abri des inconvénients qui peuvent
résulter pour elle de la venue de travailleurs étrangers.
 Mais même réduites à ce seul objet, ces propositions
 ont, sur certains points, soulevé d’assez vives
objections de la part des pays exportateurs de
main-d’œuvre. Alors que se préparent de nouvelles
conventions de travail interalliées, il peut être utile
de préciser, en face de nos propres tendances, celles
des pays qui sont à même de nous fournir la maind'œuvre
 que nous recherchons.
Quand ces pays exportateurs nous demandent
d'établir une assimilation complète entre leurs
ouvriers et les nôtres, leur réclamation suscite des
polémiques assez ardentes. Une importante fraction
de l’opinion française se refuse à accorder à l’étranger,
 qui donne son travail dans les mêmes conditions
que le travailleur national, un statut légal identique à
celui de ce national. Ici encore il peut être utile, pour
la recherche d’une solution équitable, de mettre en
présence les deux thèses contraires, les demandes des
pays exportateurs et les nôtres.