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L'opinion française est unanime à demander que
la main-d’œuvre étrangère, dont on reconnaît l’immigration
 nécessaire, ne lèse pas la main-d’œuvre
nationale. C’est ce souci qui a inspiré les nombreuses
propositions de loi dont depuis plusieurs années le
Parlement a été saisi, et notamment celles de MM. Rameil,
 Prat, Pugliesi-Conti et Landry, déposées depuis
la guerre. Toutes ces propositions, qui ont un but
unique, ne préconisent pas les mêmes moyens.

Cependant les unes et les autres sont d’accord sur
la nécessité de modifier et de renforcer la loi de 1893.
Celle-ci vise l’étranger qui arrive dans une commune,
elle ne vise pas l’étranger qui, y résidant, entreprend
ultérieurement un métier. MM. Rameil et Landry
demandent que, dans ce second cas comme dans le
premier, l'étranger soit tenu de faire une déclaration.
 D'autre part, on sait que c’est seulement en cas
de changement de commune que le certificat d’immatriculation,
 remis à la suite de la déclaration, doit être