14 LA MAIN-D’OUUVRE ITALIENNE EN FRANCE
visé. On insiste actuellement pour que le visa soit
déclaré nécessaire même en cas de changement de
domicile dans la même commune, ou en cas de changement
 de profession. On y ajoute l’obligation du
renouvellement du visa. D’après M. Landry, la déclaration
 d’un étranger devrait être visée chaque année,
mais MM. Pugliesi-Conti et Rameil, allant plus loin
encore, réclament un visa tous les deux mois.
Ainsi que le dit M. Pugliesi-Conli, par ce moyen
« une sorte d’état civil et judiciaire serait constitué à
chaque étranger et permettrait d’exercer sur lui un
contrôle étroit ». L’étranger se trouverait soumis à
une « constante surveillance administrative ». M. Landry
 indique bien que les dispositions proposées ne
devraient pas être considérées comme ayant un caraetère
 vexatoire, il n’est cependant pas douteux qu’une
telle interprétation puisse leur être donnée. Légitimes
 tout au plus à l’égard de sujets ennemis, elles
seraient vraiment excessives à l’égard d’alliés. D'autre
part, même limitées à nos ennemis, elles rendraient
nécessaire toute une paperasserie bureaucratique,
dont cependant on ne pourrait pas voir l’éclosion sans
quelque crainte, Gette paperasserie sérait plus considérable
 encore si on adoptait là proposition de
M. Rameil, qui oblige à déclaration non seulement
l’ouvrier, mais encore l’employeur; on arriverait
ainsi à une accumulation de registres et de certifieats,
 dont la confection occuperait un nombre respeétable
 de fonctionnaires, mais dont les effets ne seraient
peut-être pas ceux qu’on en espère.