LA MAIN-D'ŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE 23
cette guerre dans laquelle la France, fidèle à son
passé, se sera trouvée dans le camp du droit et de la
justice, une situation comme celle qui existait dans le
bassin de Briey. D'autre part, après la tourmente, le
besoin de main-d’œuvre étrangère ne se fera pas sentir
 seulement en France. Et, assez naturellement, les
ouvriers -sollicités iront là où les conditions de vie, de
salaire, de liberté, leur sembleront les meilleures.
Ajoutons que cette amélioration nécessaire, ni les
pays importateurs, ni les industriels n’auront à en
redouter les eflets. Car, ainsi, on pourra choisir la
main-d’œuvre la meilleure, la plus qualifiée, et écarter
 celle de moindre qualité. Les pays qui sauront
faire des sacrifices pour améliorer le sort des travailleurs
 étrangers auront tant d’offres qu’ils pourront
n’accepter que les plus avantageuses, et laisser de côté
les autres. » Au surplus, l’égalité de salaire est,
depuis plusieurs années, réalisée pour l’exécution de
certains travaux publics, et aucune réclamation n’a
jamais été élevée à ce sujet par des syndicats français.
Le décret du 10 août 1899, sur les conditions du travail
 dans les marchés passés au nom de l’État, stipule
que les entrepreneurs chargés de ces marchés devront
donner aux travailleurs employés par eux, qu’als
soient français ou étrangers, les salaires « communément
 appliqués dans la ville, ou la région, où le travail
 est exécuté ». Et aux termes de deux autres
décrets, en date du même jour, la même obligation
peut être introduite dans les cahiers des charges des
travaux exécutés pour le compte des communes ou