IT

Les pays fournisseurs de main-d’œuvre, et spécialement
 l'Italie, demandent qu’une assimilation complète,
 non seulement quant au salaire, mais encore
quant aux autres conditions du travail, soit établie
entre l’ouvrier national et l’ouvrier étranger. Ils font
valoir que cette assimilation existe dans un très grand
nombre de pays, et qu’elle a été la cause principale
de l'immigration importante dont ces pays ont bénéficié.

Avant la guerre, l’émigration italienne — nous rappelons
 que nous ne nous occupons ici que de celle-là —
trouvait en Allemagne un débouché sans cesse plus
large. En 1910, on comptait en France 400.000 travailleurs
 italiens, et en Allemagne à peine 180.000.
Mais l’année suivante, tandis que 63,370 Italiens se
rendaient chez nous, 64.950 allaient outre-Rhin. En
1912, le courant vers l’Allemagne augmenta encore,
« et il devint énorme, écrit M. Luciano De Feo dans
une récente étude *, en 1913 ». « Nos travailleurs,

1. Luciano De Feo. La tutela dell’ emigrante nei trattati di lavoro,
Vita Italiana, 15 mars 4946.