36 LA MAIN-D'OŒUUVRE ITALIENNE EN FRANCE
la convention de 1906, les sommes versées par des
émigrés à titre d'épargne, en France à la Caisse
nationale d’épargne française, en Italie à la Caisse
postale d’épargne italienne, ou à certaines caisses
d’épargne privées françaises ou italiennes nommément
désignées, peuvent, sur demande des intéressés, et jusqu’à
 concurrence de 1500 francs, être transférées sans
frais des établissements d’un pays dans ceux de l’autre.
En ce qui concerne les versements effectués par des
émigrés à titre de retraites, la convention de 1904 a
stipulé que les deux gouvernements faciliteraient aux
Italiens en France le versement de leurs cotisations
à la Caisse nationale de prévoyance italienne, et aux
Français en Italie le versement de leurs cotisations à
la Caisse nationale française pour les retraites.
La convention a été plus explicite quant aux
retraites ouvrières. Elle a disposé que les versements
effectués par l’ouvrier étranger lui appartiendraient
intégralement. Quant aux versements patronaux, il
ne pourrait en bénéficier que lorsqu'un nouveau traité
aurait établi entre les deux pays un régime de réciprocité.
 Les contributions de l’État seraient fixées par
chaque pays. Chacun faciliterait le paiement sur son
propre territoire des pensions acquises sur le territoire
 de l’autre.
La convention de 1906 a établi une assimilation
complète entre les ouvriers italiens victimes d’accidents
 du travail et les ouvriers français. Les uns et
les autres ont droit aux mêmes indemnités telles
quelles sont fixées par la loi française du 31 mars 1905-