LA MAIN-D'ŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE 37
Le traité de 1904 avait stipulé que l’ouvrier italien
jouissant d’une pension, qui cesserait de résider en
France, — ou bien les représentants de la victime qui
ne résideraient pas en France au moment de l’accident,
 — n’auraient droit qu’à une indemnité à débattre.
 Mais la convention de 1906 a supprimé cette resfriction,
 et établi pour tous les cas la parité de trai-“ement
 entre l’ouvrier national ou ses représentants
st l'ouvrier étranger ou ses représentants.
La convention de 1910 s’est inspirée des mêmes
principes que la convention de 1906. L’enfant mineur
italien qui travaillé en France est protégé dans son
travail exactement comme l’enfant français.

Les Italiens insistent tout d’abord pour que leurs
co-nationaux aient, dans nos associations ouvrières,
des droits en tous points égaux à ceux de nos nationaux.
 Ils insistent également pour que le bénéfice
des lois du 15 juillet 1893 sur l’assistance médicale
gratuite et du 14 juillet 4905 sur l’assistance obligatoire
 aux infirmes et aux incurables soit étendu aux
étrangers. Ils demandent enfin que les dispositions
des conventions d’assistance et de prévoyance de 1904
et de 1910 soient améliorées, complétées ou modifiées,
 de manière que les travailleurs émigrés en
France reçoivent une protection plus étendue, et au
moins égale à celle dont ils bénéficiaient en Allemagne.
