38 LA MAIN-D'OHUVRE ITALIENNE EN FRANGE
En ce qui concerne le transfert des dépôts d’épargne,
 ils font remarquer que les conventions n’ont visé
que les dépôts effectués aux caisses d'épargne postales
 et aux caisses d'épargne ordinaires: or, des dépôts,
souvent importants, sont effectués à des instituts de
crédit. Il semble que ces établissements devraient
pouvoir, eux aussi, transférer sans frais les sommes
qui leur sont ainsi remises. D'autre part, le montant
des sommes pouvant être transférées sans frais devrait
pouvoir être notablement supérieur au chiffre, actuellement
 stipulé, de 1500 francs.
Le transfert des sommes versées à titre de retraites,
que par la convention de 1904 les deux Gouvernements
 s’étaient engagés à « faciliter », a fait l’objet
d’un accord signé le 9 août 1940. Mais cet accord n’a
pas été ralifié par les Parlements, Il y était stipulé que
les Italiens résidant en France pourraient faire à notre
Caisse du prévoyance, et les Fratiçais résidant en Italie
à la Cassa Nazionale di Previdenza, tous versements
destinés à s'assurer une pension de retraite. À la fin
de chaque aunée, les deux caisses opéreraient les
transferts nécessaires. On insiste actuellement en
Italie pour que cet accord, conclu depuis plus de 7 ans,
réçoive enfin les sanctions qui lui manquent pour pouvoir
 être mis en pratique.
La question des retraites ouvrières à, aux ÿeux des
Italiens, ufie importance spéciale. Quand la convention
 de 1904 à été conclue, l’assuratice invalidité et
vieillesse était, chez nous comme en Îtalie, simplement
facultative. Elle est devenue obligatoire en France avec