LA MAIN-D'OŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE &amp;T
importateurs de main-d’œuvre italienne, en Suisse
notamment, les agents italiens exerçaient le même
droit qui leur était reconnu en France, et jamais non
plus leur rôle et leur action conciliatrice ne motivèrent
une plainte quelconque.
Quand, après son intervention à nos côtés en
mai 1915, nous demandâmes. à l'Italie des ouvriers
pour nos usines de guerre, le gouvernement royal
posa, entre autres conditions, celle que ses fonctionnaires
 continueraient de pouvoir surveiller le travail
des ouvriers qui seraient envoyés chez nous. Il avait
pris soin, du reste, de préciser, par voie législative,
les droits qu’il entendait voir reconnaître à ses agents
par les gouvernements importateurs de maind'œuvre.
 Dans un décret du 2 mai 1915, qui soumettait
 l’émigration à des règles nouvelles, — et sur
lequel nous reviendrons, — il avait inscrit la disposition
 suivante :
« ARTICLE 7. — Quiconque entend procéder à l’enrôlement
 d'ouvriers pour les travaux indiqués dans
l’article 1° du présent décret doit présenter, lorsqu’il
a un domicile légal dans le royaume, au Commissariat
 de l’Émigration, direetement, ou par l’intermédiaire
 de la Préfecture de sa résidence, une demande
en double exemplaire reconnaissant :
« … 9 : l’obligation de ne pas refuser les bons
offices que le Consul italien de la circonscription ou
les fonctionnaires du Commissariat de l’Émigration
offriraient pour aplanir les différends entre les patrons
et les ouvriers enrôlés :