LA MAIN-D'ŒUVRE ITALIENNE EN FRANCE 81
tions aucune entrave à l’action de cet agent. Ils espèrent
 que, si nous sommes bien convaincus qu’ils ne
veulent créer aucune juridiction d’exception en faveur
de leurs nationaux, et que leur seule pensée est de
faciliter les règlements amiables des différends qui
peuvent se produire entre ceux-ci et nos propres
nationaux, nous ferons droit à leurs desiderata, et
modifierons, dans un sens plus libéral, le régime,
quelque peu bâtard, qui a été décidé, d’un commun
accord, pour la durée de la guerre.

La tutelle que le gouvernement estime devoir
èxercer sur ses nationaux émigrés à l’étranger Pa
amené à formuler encore certains vœux relativement
à l'éducation des jeunes enfants et à l'exercice du
culte. C’est un désir fort répandu dans l’opinion îtalienne,
 que dans les principaux centres où se portent
les émigrés, des écoles spéciales pour leurs enfants
soient construites, ou tout au moins que l’enseignement
 de l’italien soit donné dans nos propres écoles,
On demande également que des églises soient édifiées
quand ces centres n’en comportent pas déjà. À propos
des écoles, on fait valoir l’exemple de certaines villes
américaines, dans lesquelles l’enseignement de litalien
 est fourni aux frais mêmes de la commune. « À
Milwaukee, dans l’État de Wisconsin, écrit M. di Palma
Castiglione, inspecteur italien de l’Émigration, dans
l'intéressant rapport qu'il a publié en 1915, au retour