52 LA MAIN-D'OWUVRE ITALIENNE EN FRANCE
d’un voyage d’études dans l’Amérique du Nord, on à
décidé que, dans toutes les écoles publiques où
75 p. 400 des élèves est d’origine italienne et où
100 enfants en ont fait la demande“, l’enseignement
de l’italien serait donné aux frais de la Commune.
Actuellement, à Milwaukee, l’italien esl enseigné
dans deux écoles par trois maîtres, et à raison de trente
minutes par jour par chaque classe : les livres sont
fournis par le gouvernement italien… En 1915,
1109 enfants ont suivi les cours. » En ce qui concerne
les églises, et d'une manière plus générale la « question
religieuse », on invoque un précédent récent. En 1916,
le gouvernement italien ayant l’intention d’envoyer,
sur notre demande, dans un de nos centres industriels,
 un certain nombre de jeunes filles pour les
usines de la région, a insisté pour que le logement de
ces jeunes filles soit organisé et surveillé par des religieuses
 italiennes. Sa requête fut admise parle gouvernement
 franéais. Les Italiens estiment que dans
l’avenir, assez souvent, pareille situation pourrait se
reproduire, et qu’il ÿ aurait lieu d’autoriser, toutes les
fois où la demande en serait faite, l'installation dans
une commune de religieuses ou de prêtres italiens, qui
seraient chargés d'assurer pour les émigrés le service
 du culte ou celui de l'assistance religieuse.

Tels sont à l’heure actwelle les principaux desidei.

 Pour les dernières classes des écoles élémentaires, il suffit de
3 enfants.