54 LA MAIN-D’ŒUUVRE ITALIENNE EN FRANCE
qu’après y avoir été autorisé par le Commissariat
de l’Émigration*. Enfin une surveillance très active
était organisée aux alentours de la frontière, et des
inspecteurs de ce Commissariat circulaient régulièrement
 dans les trains se dirigeant vers l'étranger à
l'effet de s’enquérir de la situation des émigrants, des
raisons de leur départ, et des endroits où ils se rendaient.
 Cependant, malgré ces différentes précautions,
 le gouvernement italien demeurait parfois, et
même assez souvent, désarmé, et ne pouvait obliger
les travailleurs, soit à ne pas quitter l'Italie, soit à se
rendre là où il voulait, Depuis la guerre au contraire,
il a ce pouvoir.
En effet, avant la guerre, l’émigration individuelle
n’était pas soumise à la formalité du passeport,
exceptiod faite pour l'émigration transocéanique.
Depuis la guerre au contraire, tous les émigrants,
sans aucune distinction, doivent être munis de cette
pièce dont dispose librement le Commissariat de
l’Émirgration. L'article 2 du décret du 2 mai 1915 sti-1.

 « En 1941, écrit M. Landry dans l'exposé des motifs de sa proposition
 de loi précitée, le Comité des forges et des mines de fer de
Meurthe-et-Moselle se décidait à créer un organe spécial avec un
directeur habitant la France et des chefs de bureau établis à l'étranger.
 Ceux-ci disposaient de secrétaires et d'agents recruteurs. Des
locaux spéciaux étaient prévus pour effectuer les opérations de recrutement
 et abriter les ouvriers embauchés avant leur mise en route
pour la France. Les dispositions voulues étaient prises pour vérifier
l’état sanitaire des ouvriers et les diriger dans leur voyage vers leur
point de destination. Avant de se livrer à aucun recrutement, le
Comité se mettait en rapport avec les gouvernements intéressés afin
d'obtenir d'eux les autorisations nécessaires. Ses opérations avaient
zommencé par l'Italie et par la Suisse. »