66 LA MAIN-D'OUUVRE ITALIENNE EN FRANCE
liens‘. Nul doute non plus qu’on ne s’entende, sans
beaucoup de peine, sur la question des écoles et sur
celle du culte, Il est, en effet, tout à fait légitime que
les enfants des émigrants puissent recevoir chez
nous l’éducation que comporte leur âge. Les frais de
cette éducation devraient-ils être, dans tous les cas,
supportés exclusivement par la commune, siège de
l’école fréquentée, ou bien ces frais devraient-ils être
partagés, et dans quelle mesure? Ce sont là des
points de détail qui ne sont pas, semble-t-il, de
nature à soulever de sérieuses difficultés. Ce que les
Îtaliens doivent de toute façon retenir, c’est notre
désir, maintes fois manifesté, et depuis la guerre mis
partiellement à exécution, de développer chez nous
l'étude et le goût des langues étrangères, de l’italien
notamment, et de multiplier ainsi les relations intellectuelles
 interailiées. Cette tendance heureuse doit
leur être un sûr garant qu’aucun obstacle ne sera
apporté à la diffusion de l'italien, spécialement dans
les centres où des émigrés se trouveront réunis en
grand nombre.
L'égalité de salaires entre ouvriers français et
ouvriers italiens est, on l’a vu, réclamée autant chez
nous qu’en Italie. Il est donc fort probable que le
futur traité de travail tiendra compie du courant

4. Notons cependant qu'on a proposé tout récemment une autre
solution qui mérite vivement de retenir l'attention. Si on constituait
au Ministére du Travail un corps de contrôleurs français, chargés
spécialement de la protection des ouvriers émigrés, on éviterait
cette ingérence sur notre territoire de fonctionnaires étrangers.
dont certains redoutent les conséquences.