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Quelles que soient l’étendue et la portée du traité
de travail qui interviendra entre la France et l'Italie,
quelles que soient les questions nouvelles sur lesquelles
 l’accord se fasse, il serait nécessaire, pour que
ce traité serve vraiment les intérêts des deux pays,
pour ‘qu’il soit un lien entre eux, dans le double
domaine économique et social, que les travailleurs
italiens trouvent en France l’accueil cordial qu'avant
la guerre ils trouvaient en Allemagne. Nous l'avons
déjà signalé, mais on.ne saurait trop y insister : les
classes populaires voient chez.nous avec défaveur les
travailleurs étrangers qui immigrent. En Allemagne
il en allait tout autrement. Les centres où alfluaient
les émigrés ont rarement connu ces rixes, et même
ces émeutes sanglantes, dont certaines parties de la
France n’ont pas encore perdu le souvenir, rixes et
émeutes dont presque toujours la responsabilité
incomba à la population locale. Très souvent, on
reproche encore aux travailleurs italiens leur humeur
difficile, leur esprit querelleur, mais on ne tient pas
assez compte des provocations dont ils sont fréquemment
 l'objet, et des conditions particulièrement