LA MAIX-D'OUUVRE. ITALIENNE“ EN FRANCE 69
pénibles dans lesquelles on les fait vivre. Mal logés;
regardés avec méfiance par leurs compagnons, sans
amis, ils se-réfugient au cabaret et, comme le dit
très justement M. Umberto Caraccio, à propos des
émigrés-dans le bassin de Briey, « c'est le milieu:
même qui favorise et crée le désordre et qui empêche:
la main-d’œuvre sérieuse de venir s’y établir». Et
M. Caraccio cite ce passage d'un article de M. Alfredo
Vinci, agent consulaire-italien à Briey, sur l'Emigrazione
 nella regione di Briey, publié en 1943 dans le-Bollettino
 dell Emigrazione, qui montre, en face de:
l'inorganisation des mines françaises de la région,
l’organisation excellente des -mines allemandes et les
heureux effets- de la discipline, sévère mais juste, à:
laquelle: étaient soumis les travailleurs étrangers :
« Dans les mines allemandes; des règlements sévères;
rigoureusement appliqués, offrent des garanties: précises
 pour la sauvegarde des ouvriers. L'efficacité
les règlements qui disciplinent le travail tient uniquement
 à l'entente qui existe entre les différentes entreprises
 - minières. de la région, ententé qui consiste à
appliquer un: règlement uniforme et rigoureux, des
amendes égales, des récompenses, des tarifs, des
salaires égaux: C’est aussi grâce à cet accord que l’on
W'accepte que lés ouvriers-qui ont les conditions voulues
 de capacité physique et professionnelle et que
l’on n’embauche jamais ceux qui, par leur conduite:ou
leur incapacité, sont ou pourraient être la cause d’accidents.
 Accord et discipline donc. Ou trouvait cela
trop militaire et on souriait. Mais- aujourd’hui les