76 LA MAIN-D'OŒUUVRE ITALIENNE EN FRANCE
« Cette Commission devrait également rechercher
si le recrutement d’ouvriers étrangers pour une industrie
 ou une région correspond bien à un besoin
réel, et déterminer l'importance du recrutement à
opérer.
« La Commission, présidée par le Ministre du
Travail, serait composée d’un . délégué de chaque
Ministère intéressé (Affaires étrangères, Agriculture,
Commerce, Travaux publics, Intérieur, Justice, Marine),
 de délégués de l’Office central de placement.
de délégués patronaux et ouvriers, désignés respectivement
 par les organismes-nationaux des syndicats.

« Le recrutement se ferait sous-le contrôle: des
organisations ouvrières des pays d'émigration. Les
agents chargés du recrutement devraient se mettre en
rapports avec les représentants des organisations
ouvrières, qui seraient présents à la. signature du
contrat.
« Pour assurer la loyale exécution des contrats;
une-copie- en serait déposée à l’Union des syndicats,
au Conseil des Prud'hommes. et, si cet organisme
n’existait pas, aux archives -du tribunal du: lieu où le
contrat devrait être exéeuté. »
Les: Italiens n’ont pas été sans remarquer que le
projet Jouhaux notamment comporterait une. paperasserie
 excessive qui ne pourrait qu’entraver le bon
fonctionnement de l’organisme projeté, mais, allégé,
ce projet, ou le-projet Landry, renferme incontestablement
 des idées excellentes dont la mise en pratique